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Intervention en qualité d'Echevin de septembre 2016 à novembre 2018

 

31. Règlement-taxe sur la gestion des déchets - Conseil communal du 15 novembre 2018.

 Mesdames,

Messieurs,

Chers Collègues,

 Je fais suite à l’intervention de Monsieur le Bourgmestre pour apporter quelques précisions.

S’il y a un an, pratiquement jour pour jour, je pouvais me réjouir de l’absence d’augmentation de notre taux de couverture des frais relatifs à la collecte et au traitement des déchets, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

La bonne nouvelle d’alors était passée inaperçue, je ne doute pas, au vu des nombreuses interpellations déjà reçues, que la décision de ce soir sera plus remarquée.

Et dans un certain sens, c’est bien ainsi puisque cela permet de mettre le focus sur la réalité et le coût de traitement de nos déchets et par corollaire de notre consommation.

Cette taxe concerne bien la gestion et le traitement des déchets et non pas la propreté publique, c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité en modifier son titre et son objet afin de rappeler aux citoyens qu’elle est destinée uniquement à couvrir les frais liés à cette fin. 

Comme Monsieur le Bourgmestre l’a rappelé, il appartient aux communes de mettre en place un service de gestion des déchets ménagers pour leurs citoyens et d’imputer la totalité des coûts de gestion aux bénéficiaires de ce service. 

La répercussion directe de ces coûts doit se situer dans une fourchette comprise en 95% et 110% des recettes par rapport aux dépenses. Pour les communes sous plan de gestion, comme Namur, il s’agit de couvrir 100% de ces coûts. 

Je ne reviens pas, par ailleurs, sur le fait que la proposition faite ce soir est plus équitable en fonction de la production des déchets des familles de par leur composition.  

C’est indéniable, plus vous êtes nombreux, plus vous produisez de déchets. 

Nous sommes toutefois encore limités dans la recherche d’une juste répartition entre les ménages. En effet, outre la part fixe de la taxe principalement évoquée ce soir, nous devons également intégrer la part variable c’est-à-dire à Namur la vente des sacs. 

Actuellement les prix de nos sacs sont fixés à 1€ le sac de 60L et à 50 centimes le sac de 30L. Ces prix n’ont jamais évolués depuis l’instauration de ceux-ci en 2002.  

Si nous souhaitons avoir une équité entre les familles c’est sur l’utilisation des sacs et donc de la production des ménages que nous devons agir. 

Attention, ce n’est pas si facile que cela à mettre en place, en effet une brusque augmentation du prix des sacs engendrerait indéniablement une augmentation des dépôts clandestins et n’aurait pas, par ailleurs, d’impact sur le taux de couverture car il faudrait attendre que le stock de sacs acquis à l’ancien tarif s’écoule. 

L’enrôlement d’une taxe serait toujours obligatoire et ce, pour couvrir les autres dépenses liées à la gestion des déchets et/ou des services aux familles. 

Les coûts concernent, par exemple, les frais liés à la collecte des déchets en porte-à-porte (Déchets ménagers, déchets organiques, papiers-cartons, les PMC) réalisée par le Bep Environnement, l’accès aux recyparcs (20,26€/habitant), la collecte des encombrants réalisée par la Ressourcerie namuroise, les frais administratifs liés à l’enrôlement de la taxe sur la gestion des déchets (frais d’envoi et de rappel), les campagnes d’information et de sensibilisation aux citoyens. 

Vu que les obligations régionales tentent à limiter la production des déchets des ménages en dessous des 100kg par habitant, nous devons revoir drastiquement le mode de collecte des déchets sur le territoire de Namur. 

Sachez que chaque namurois a produit, en 2017, 136,33 Kg de déchets ménagers. C’est largement au-dessus des 28 autres communes de la Province de Namur qui collectent leurs déchets via des conteneurs à puce. 

Au vu de ces chiffres, nous allons devoir indéniablement pratiquer ce mode de collecte qui encourage les ménages à mieux trier. La taxation au volume comme pratiqué ici et pour le moment n’incite pas les citoyens à tendre vers « le moins de déchet ». 

Il sera donc immanquable que ma successeur doive s’atteler à ce chantier dès sa prise de fonction. 

Rappelons toutefois que pour les isolés et les ménages en difficulté, il existe des dispositions afin qu’ils soient exonérés de la taxe et reçoivent gratuitement des sacs poubelles règlementaires en fonction de leurs revenus et de la composition de leur ménage. 

Les montants d’exonération pour 2018 sont:

isolé : 12.383,28 € - ménage : 14.957,28 € 

Ainsi en 2017,

ce sont 4.653 familles qui ont été exonérées de la taxe pour un montant de 448.671€

et 3.054 rouleaux de 20 sacs-poubelles de 30L, 5.308 rouleaux de 10 sacs-poubelles de 60L, 4.504 rouleaux de 20 sacs PMC et 8.362 rouleaux de 10 sacs biodégradables qui ont été mis gratuitement à leur disposition. 

Par ailleurs, d’autres situations permettent aux citoyens une mise à disposition de sacs :

-          Incontinence pathologique : 1 rouleau de 20 sacs-poubelles de 30L (50 distribués en 2017)

-          A l’occasion des naissances : 1 rouleau de 10 sacs biodégradables. (1.308 distribués en 2017)

-          Les gardiennes d’enfants conventionnées : 3 rouleaux de 10 sacs-poubelles de 60L (1.461 distribués en 2017). 

 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

Nombre de ménages à Namur :

Isolés : 18.867

Ménages 2 à 3 personnes : 19.889

Ménages 4 à 5 personnes : 6.942

Ménages 6 personnes et plus : 993 

 

47.2 Réponse à la question de Mme Eliane TILLIEUX (PS) – Avenir de l’entreprise DUBAIL - Conseil communal du 15 novembre 2018.

 

Madame la Conseillère communale, 

Bien que nous pouvons considérer que l’instruction des dossiers relatifs aux permis d’environnement est une prérogative presque exclusive du Collège communal et donc pas du ressort de notre Conseil, il me plait toujours de répondre aux interpellations y relatives. 

J’espère qu’après ma descente de charge, mes successeurs agiront de même. 

Il y va en effet de la bonne information des membres de notre Assemblée et par-delà aux namurois, souvent les premiers concernés.  

Vous dire donc, que je vous remercie pour votre question n’est pas une simple expression de politesse mais de vrais remerciements. 

Je me dois toutefois d’être prudent dans mes interventions et réponses pour éviter qu’elles ne soient pas mal interprétées et ce surtout avant notification aux demandeurs. 

Dans le cas qui nous concerne, et vous l’évoquez dans votre intervention, une partie du voile a été levé par la presse sur l’évolution du dossier. 

En sa séance du 20 septembre, le Collège communal avait effectivement émis un avis favorable mais fortement conditionné qui, outre une charge d’urbanisme prônant la continuité du RAVEL, préconisait le refus de l’acceptation du stockage d’amiante, la réduction des heures de fonctionnement, le contrôle des émanations de poussière et un strict contrôle des émissions sonores. 

Le Collège de ce jour a pris connaissance du rapport de synthèse de Messieurs les Fonctionnaires Technique et Délégué et a fait sien leur rapport refusant le permis pour principalement des raisons relatives aux nuisances sonores. 

Dans le rapport de synthèse des fonctionnaires régionaux, il est précisé que la demande telle que présentée actuellement n’apporte pas toutes les garanties pour conclure au respect des normes de bruit. 

Pour éventuellement accorder ce permis, il faudrait un nouveau rapport de la DGO3 - Cellule Bruit qui conclurait du contraire, ce vu les délais de rigueur, est impossible. De plus, il nous faudrait toutes les conditions liées à l’exploitation et à la gestion de l’ensemble des déchets. 

La société Dubail a, toutefois, la possibilité d’introduire un recours auprès du Ministre et de faire valoir ses arguments. Nous ne sommes donc plus maitres en l’occurrence du suivi du dossier sauf si le recours est refusé et qu’une nouvelle demande est introduite. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement.

 

47.3 Réponse à la question de Mme Gwenaëlle GROVONIUS (PS) – centre de regroupement et de tri de déchets à Cognelée - Conseil communal du 15 novembre 2018.

 

Madame la Conseillère communale, 

Comme vous l’évoquez au début de votre intervention, la demande de permis porte sur une demande de permis d’Urbanisme pour la construction d’un hangar et non d’une demande de permis d’Environnement pour la création d’un centre de regroupement et de tri de déchets. 

La société, Centrale des Matériaux, avait bien introduit une demande de la sorte en août 2015, demande qui n’avait pas été accepté ni par le Collège, ni par le Ministre en recours. 

La société est par ailleurs en ordre pour son activité actuelle. 

Comme pourra le préciser Madame Scailquin, la demande de permis d’urbanisme est toujours en cours d’instruction. 

Il y a bien un concasseur à Cognelée mais, d’après nos fonctionnaires, il n’est pas utilisé sur place. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

83.4 Réponse à la question de Mme Nermin KUMANOVA (PS) – Namur une des villes les plus polluées - Conseil communal du 25 octobre 2018.

Madame la Conseillère communale, 

Je fais suite à la réponse de mon Collègue Arnaud Gavroy au sujet de ces études de la qualité de l’air et des mesures déjà mise en place en matière d’urbanisme et d’Aménagement du territoire et préalablement à ma Collègue Patricia Granchamps au sujet de la mobilité. 

Cette matière étant indéniablement transversale, vous pourriez également entendre le point de vue de notre Collègue Auspert sur les impacts de l’isolation de nos bâtiments ou des aménagements de nos systèmes de chauffage par exemple. 

Nous avons également entendu une réponse de notre Collègue en charge des Sports et de la Santé suite à l’interpellation citoyenne de ce soir. 

Il est indéniable qu’il faille devoir consacrer des moyens afin de répondre à cette problématique de la qualité de l’air mais aussi équiper notre territoire de manière générale afin de le quantifier. 

Sur le plan scientifique, la qualité de l’air ambiant est une notion complexe et évolutive. En effet, divers critères ont été établis dans le cadre de dispositions internationales, européennes et régionales. 

Ainsi, la qualité de l’air tient compte de facteurs tels que la concentration de substances, certaines ayant des effets sur les écosystèmes, le climat et la santé humaine. 

Je vous renvoie sur le site de l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat, l’AWAC, pour y découvrir les différents types de polluants atmosphériques – gaz à effet de serre, ozone, basse atmosphère, polluants acidifiants, produits organiques persistants, poussières et particules pour n’en citer que quelques-uns. 

Je vous invite aussi à vous rendre sur le site de l’Institut Scientifique de Service Public, l’ISSeP, qui dispose d’une cartographie bien étoffée de la qualité de l’air ambiant en Région wallonne.

http://airquality.issep.be/WebAirQuality/IndiceQualite.aspx 

Chaque commune reçoit ainsi un indice de qualité qui se répartit de 1 à 10. Le 10 étant de qualité mauvaise. Ce mardi à 18:00, notre indice de qualité s’élevait à 2 soit très bon. 

Autre mesure à prendre en compte, ce sont les indicateurs communaux de l’AWAC qui contrairement à leurs appellations, ne sont pas des mesures effectuées par la commune. 

http://www.awac.be/index.php/surveillance/indicateur-communal 

La côte 0 correspond à la qualité de l’air de la région Wallonne et Namur se situe à - 0,2, ce qui signifie que la qualité de notre air est meilleure que la moyenne régionale.

Toutefois notons que ces mesures de l’AWAC ont été effectuées durant la période 2012 à 2014. 

Il est donc nécessaire de revoir régulièrement celles-ci. 

Heureusement, dans le domaine nous avançons avec la collaboration de ces deux organismes l’ISSeP, l’Institut Scientifique de Service Public, et l’AWAC, l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat. 

Vous avez certainement déjà vu ces remorques de l’ISSeP installées en divers endroits de la ville qui exerce déjà des mesures de notre air ambiant. 

Et l’AWAC est intéressée à effectuer des analyses dans un milieu urbain « non industrialisé » en comparaison aux stations déjà présentes dans les bassins industriels carolo ou liégeois. 

De ces contacts est née l’idée de compléter le projet de système de transport intelligent initié par ma Collègue Patricia Grandchamps, par des données relatives à la qualité de l’air, principalement en lien avec le trafic. 

Concrètement et pour rappel, des «micros capteurs» vont équiper cinq de nos grands axes routiers et complémentairement, une station d’analyse permanente sera installée et financée par l’AWAC. 

Ce projet offre donc l’occasion idéale d’implanter une station télémétrique permanente dans la Ville de Namur, similairement aux stations du réseau de surveillance wallon à l’instar de celles implantées à Charleroi ou Liège. 

Cette station mesurerait en continu divers polluants : les particules fines (PM10 et PM2.5), les oxydes d’azote (NOx), l’ozone (O3) et le Black Carbon (BC).   

Elle sera située place Maurice Servais, après son aménagement, afin qu’elle soit représentative d’un fond urbain, c’est-à-dire d’un air moyen de la ville, sans impact immédiat d’une source de pollution à proximité. 

En complément de ce projet, j’ai été sollicité par l’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) qui souhaite développer un de leurs réseaux de surveillance de la qualité de l’air, le réseau poussières sédimentables, en y ajoutant une étude permettant de caractériser les «dépôts types» en milieux ruraux et urbains et ainsi déterminer des valeurs de fond à prendre en considération. 

Sur base de différents critères, 6 villes dont Namur ont été sélectionnées (4 pour étudier le fond urbain, 2 pour le fond rural). 

Un réseau de jauges de type Owen sera prochainement installé sur des bâtiments en divers endroits de la ville afin de déterminer la masse et la composition des poussières (dépôts totaux). 

Le Collège en sa séance du 21 septembre a marqué son accord sur l’installation de tels dispositifs au Parc des Sources, rue Salzinnes-les-Moulins, au Centre Namurois des Sports, avenue de Tabora, à l'Administration communale, rue de Fer, au Musée des Arts décoratifs ou Ilôt des Bateliers, rue Joseph Saintraint et au Boulevard d'Herbatte. 

Ce nouveau projet complétera de la sorte notre premier réseau de capteurs. 

Il va de soi, et je suis certain que vous rejoindrez mon avis, que l’ensemble des données récoltées se doivent d’être accessibles par l’ensemble des citoyens à travers des plateformes en open data. 

Il y va de notre crédibilité et de l’information légitime à nos concitoyens. Cela doit dépasser le côté propagandiste et électoraliste de l’opération menée par Greenpeace en septembre dernier. 

Soyez assuré que je ne manquerais pas, quelle que soit ma fonction future au sein de cette assemblée, de le rappeler au Collège. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

Point 89.25 - Réponse à la question de Mme E. Tillieux (PS) –Résultats de l’enquête publique sur le déménagement du centre de recyclage de métaux Dubail à Beez)

Conseil communal du 6 septembre 2018.

 

Madame la Conseillère communale, 

Nous sommes pour l’instant dans la période d’instruction de ce dossier et je ne peux vous répondre sur l’ensemble de vos questionnements. Sachez que l’ensemble des pièces accessibles du dossier sont à votre disposition au service Permis d’Environnement. 

Les intentions de la société Dubail de s’installer à Beez ne sont pas très récentes puisque qu’elle a acheté les terrains du chantier naval Meuse & Sambre en 2016.  

Le dossier que nous évoquons ce soir vise une demande de permis unique pour la mise en activité d’un nouvel établissement rue de Namur à Beez. 

En effet, les établissements Dubail disposent à Bouge d’un permis d’exploiter arrivant à échéance le 17 février 2020. 

Sachant que les activités exercées par l’entreprise engendrent des impacts en termes de charroi, de bruit et visuel, la société a envisagé d’implanter ses activités en zone d’activité économique industrielle plus adaptée que la zone d’habitat dans laquelle elle exerce ses activités actuellement. 

C’est sur cette base que le site de l’ancien chantier naval a été choisi par l’entreprise. Ses activités, de classes 2, ne sont pas nécessairement soumises dès lors à étude d’incidence sur l’environnement. 

La société Dubail a déposé à notre administration son dossier de demande de permis unique en date du 1er mars de cette année et la demande a été déclarée complète et recevable le 19 juillet. 

Au vu des délais légaux, l’affichage de l’enquête publique a été effectué le 30 juillet. L’enquête quant à elle a débuté le 6 août pour se clôturer le 30 août. 

Pour ce type de demande, l’organisation d’une réunion d’information n’est pas obligatoire. Toutefois ayant été interpellé par plusieurs riverains, j’ai sollicité auprès des responsables de la société Dubail leur présence à la séance de clôture de l’enquête publique afin qu’ils présentent leur projet. 

Un vingtaine de personnes ont participés à cette réunion et les débats ont été consignés dans le procès-verbal de clôture de l’enquête publique. 

Cette réunion avait pour objectif de permettre aux riverains de déposer leurs dernières réclamations écrites et de faire part de leurs dernières observations orales, lesquelles ont été consignées dans le procès-verbal de clôture de l’enquête publique par les soins de notre service Permis d’Environnement. 

Au niveau de la procédure, le service « permis environnement » est chargé d’établir une synthèse des remarques des 26 courriers et courriels reçus à notre administration et d’une pétition reprenant 526 signatures. 

Le document de synthèse sera prochainement adressé aux fonctionnaires Technique et Délégué du SPW. 

Nous devrions recevoir en retour le rapport de synthèse de l’ensemble des avis des différentes autorités concernées (Voies hydraulique, DNF, Département cadre de Vie, Mobilité, Urbanisme, Fluxys, SWDE, …) aux alentours du 25 octobre, avec une prorogation possible de 30 jours ce qui nous porte au 24 novembre. 

Votre Collège aura alors un délai de 20 jours pour octroyer ou refuser le permis. 

Voici ce que je peux à ce stade vous communiquer. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

Conseil communal du 6 septembre 2018 – Collecte des déchets ménagers : règlement

point 52 

Chers Collègues, 

Le règlement présenté ce jour est une initiative commune de l’Union des Villes et des Communes et de la Copidec (Conférence permanente des Intercommunales wallonnes de gestion des Déchets) en faveur d’une maîtrise publique de la gestion de ces déchets, indispensable pour fournir aux citoyens un service efficace et surtout équitable. 

Il est en effet important que les pouvoirs publics puissent assurer pleinement leur mission de salubrité publique, et ce à un coût raisonnable pour tous les citoyens, de façon à éviter notamment les comportements inciviques potentiellement dommageable pour la propreté publique. 

Il convient également de s’assurer que les collectes de déchets ménagers effectuées par d’autres opérateurs que les services communaux ou ceux à qui la commune a confié cette mission, le BEP Environnement en ce qui nous concerne, se fassent dans des conditions permettant de garantir la propreté publique et la préservation de l’environnement. 

Or, nous constatons ces dernières années que la valeur positive acquise par certaines fractions de déchets, comme par exemple les papiers-cartons, les huiles de friture, les métaux, les pièces d’ordinateur, etc.... suscitent la convoitise d’opérateurs de plus en plus nombreux, qui mettent en place des collectes parallèles, légales ou non, à celles mises en place par les pouvoirs publics. 

Nous constatons, que, du fait d’un vide juridique persistant, ces circuits non-communaux sont souvent des circuits autorisés « par défaut », et dont les opérateurs ne sont pas tenus de respecter les conditions qui sont imposées aux pouvoirs publics. 

Ces évolutions sont inquiétantes, car la multiplication non contrôlée de telles initiatives, si on n‘y prend garde, risque réellement de mettre à terme en péril l’équilibre financier du service public de gestion des déchets ménagers, tout en étant néfastes à l’environnement. 

C’est pourquoi l’UVCW et la COPIDEC pensaient qu’il est indispensable de renforcer la maîtrise publique de la gestion des déchets ménagers, en garantissant l’exclusivité de la compétence de la commune en matière de collecte de déchets. 

Pour ce faire, elles ont proposé aux communes d’adopter un règlement-type qui prévoit : 

- l’obligation, pour tout opérateur qui entend mettre en œuvre un service de collecte de déchets ménagers, tant en porte à porte qu’au travers de points d’apport volontaire (dans le secteur de la distribution, par exemple), distinct de celui mis en place par la commune ou par son intercommunale, de notifier préalablement à la commune son intention et la description du système envisagé.

Le système mis en place doit en outre tenir compte des modalités déjà mises en place par la commune ou l’intercommunale. Cette notification devant être renouvelée tous les 2 ans ; 

- Mais aussi la possibilité pour la commune de refuser la mise en place de ce service ou de l’assortir de conditions, s’il présente des risques pour la salubrité publique, ce qui serait notamment le cas si l’équilibre économique du service public est menacé, ou pour la tranquillité publique.

Si la commune s’est dessaisie de la collecte des déchets ménagers envers son intercommunale, elle recueillera l’avis de celle-ci ; 

- Enfin, une obligation, dans le chef de l’opérateur, de rapportage de la nature et des quantités de déchets collectés. Ce qui va de soi. 

Ce mécanisme ne préjudicie pas la mise en œuvre des obligations de reprise (l’électroménager, les pneus, ... par exemple), dans la mesure où, pour les déchets qui y sont soumis, ne sont visées par le règlement que les modalités de collecte non prévues dans le mécanisme d’exécution de l’obligation de reprise. 

C’est pour l’ensemble de ces raisons que je vous propose l’adoption de ce règlement eu égard les enjeux de la gestion des déchets pour notre Ville et de la propreté publique. 

Merci pour votre attention.

 

Conseil communal du 27 juin 2018 – Fourniture, placement et maintenance de conteneurs enterrés intelligents – point 15

 

Chers Collègues, 

C’est un projet d’envergure, prémisse à une modification globale de la manière de gérer les déchets, du moins son ramassage, qui est évoqué dans le projet présenté ce soir au Conseil. 

Suite à l’appel à projet lancé par le Fonds Européen de Développement Régional, mieux connu sous son acronyme FEDER, programmation 20014-2020, la Ville de Namur a obtenu un large plan de co-financement pour son portefeuille de projets « Namur Innovative City Lab ». 

Au sein de ce portefeuille, la fiche 10 « Namur- Espaces urbains intelligents » comprend, dans son volet environnemental « Namur durable 2.0 », la mise en place d’un réseau pilote de conteneurs enterrés permettant à la population concernée de se défaire, sans contrainte horaire, de différentes fractions de déchets. 

Le montant alloué, l’enveloppe prévue, après révision est de 995.000€, rappelons-le, subventionné à 90%.  

Le montant consacré au projet, dans un premier temps centré sur le quartier des Balances, est de 794.582€. 

Ces conteneurs doivent donc permettre le regroupement, sur base d’apports volontaires, des principaux déchets issus des ménages que sont les PMC, les papiers/cartons, les déchets organiques, les ordures ménagères brutes et le verre. 

Les conteneurs enterrés sont amenés à desservir des zones principalement urbaines, composés d’un habitat groupé, relativement dense et mixte (maisons jointives unifamiliales, immeubles à appartements, logements étudiants, logements publiques, commerces, …). 

Dans le cadre de ce projet pilote la problématique liées à la gestion des déchets dans les logements à habitat vertical et dans un deuxième temps les logements étudiants est principalement visée. Salzinnes, quartier de la périphérie de Namur, largement témoin de cette problématique, semble bien adapté à la réalisation de cette expérience. De plus, sa proximité géographique avec les installations du BEP-Environnement de Floreffe ne fait que renforcer ce choix. 

Les objectifs recherchés par ce projet sont divers. 

Tout d’abord, il vise à offrir un service de collecte des déchets ménagers plus adapté à l’habitat urbain en contournant les problèmes liés à l’exiguïté des logements et des horaires de collecte.

Ce dispositif peut être accessible 7 jours/7 voire 24 heures/24. Il permet donc d’éviter le stockage des déchets grâce à une évacuation continue. 

Ensuite, il permet de diminuer les nuisances environnementales liées aux méthodes de collecte actuelles. Les déchets sont directement placés dans les conteneurs et non plus sur la voie publique, diminuant ainsi l’aspect malpropre de la collecte en porte-à-porte et par la même occasion les risques de dispersion et de souillures. 

De plus, les contraintes de mobilités liées à la collecte des déchets pourront également être limitées en couplant la sortie des camions de vidanges au taux de remplissage des conteneurs, tout en évitant les heures de forte circulation. 

Si nous évoquons ici, le projet de la Ville de Namur, plusieurs sociétés et entreprises de construction, conscientes de l’intérêt de disposer d’équipement identique nous ont déjà contacté pour installer à leur frais des conteneurs similaires.  

Ils sont d’ores et déjà prévus pour les projets de Belgrade, Saint-Servais et Jambes. Mais aussi pour le Quartier des Casernes dans le cadre d’une charge d’urbanisme. 

 

Conseil communal du 27 juin 2018 – placement d’une toilette publique – point 14 

Chers Collègues, 

Vous vous en souvenez certainement, j’avais fait le point au sujet de nos toilettes publiques en octobre dernier suite à une question orale. 

Pour mémoire, j’avais signalé que plus d’une vingtaine de bâtiments communaux, régionaux, sites touristiques et autres lieux à vocation d'accueil, sont susceptibles d'ouvrir leurs toilettes au public avec, pour certaines, une accessibilité aux PMR. 

Cela va de l'Hôtel de Ville aux salles de sports et piscines en passant par les bibliothèques, locaux associatifs ou pavillons d'information. 

Des toilettes sont donc accessibles pour nos concitoyens et les visiteurs. Toutefois ces lieux ont des plages horaires limitées notamment en soirée, le dimanche ou les jours fériés. 

C’est pour remédier à cela que nous avons travaillé sur un projet de création d’un réseau de toilettes publiques accessibles aux PMR, mixtes et entièrement automatisées. 

Mais aussi gratuites, j’insiste là-dessus puisqu’il est un fait que les personnes de la rue ont réellement besoin de lieux d’aisance. C’est autant pour une question de dignité que de salubrité. 

Deux toilettes ont déjà été placées, l’une Venelle de l’Hôtel de Ville et la seconde  Rempart de la Vierge. 

Chiffres de fréquentation :

 

Mars

Avril

mai

Hôtel de Ville

617 (06/03)

1331

2052

Rempart de la Vierge

 

 

535 (03/05)

 La troisième, prévue initialement aux alentours de la place d’Armes sera placée prochainement à l’entrée du parc Astrid, coté av Jean Materne. Le permis, après enquête publique, nous sera prochainement délivré. 

Nous espérons son installation pour la fin de l’été. 

Pour rappel, l’investissement de ces trois toilettes n’était pas anecdotique car ce n’est pas moins de 370.986,01€ qui ont été consacrés pour celles-ci. 

Au niveau de l’entretien, le Service Propreté publique veille au bon fonctionnement et à la propreté au quotidien de ces infrastructures et de leurs abords.   D’autres agents communaux ayant pour mission de circuler en ville sont également de précieux relais pour que ces lieux restent accueillant pour les usagers. C’est en tout cas notre priorité absolue. 

Globalement cela va, nous n’avons pas trop de problème.  Juste un tag au parc Louise Marie et deux dégradations dans la Venelle. 

Le nouvel investissement proposé ce jour au Conseil est destiné à compléter le réseau en revenant dans le centre-ville, rue de la Tour exactement, où il est loisible de placer un édicule pour une toilette publique sans trop de problème avec les impétrants. 

 

Point 3 - Conseil communal du 28 juin 2018 – Programme d’actions de sensibilisation à la propreté publique et à la gestion des déchets.

 Mesdames,

Messieurs,

Chers Collègues,  

Dès mon entrée en fonction j’ai souhaité mettre l’accent sur la propreté et la salubrité publique via différents axes et, non pas de manière anecdotique, par une sensibilisation du monde estudiantin. 

Si nous avons modifié début d’année le jour de ramassage des immondices à Salzinnes, pour passer du lundi au jeudi, nous avons également fait cette semaine une campagne d’information pour les étudiants en fin de session qui vident leur kot et dont le mobilier s’échoue parfois sur le trottoir. 

L’opération Kitkot s’adresse pour la deuxième fois aux étudiants koteurs. 

Cette action vise à donner dès la rentrée académique 2018-2019 une information concrète et correcte sur la gestion des déchets à Namur. 

En effet, si certains propriétaires de kots donnent des informations sur la manière de trier les déchets, les contenants à utiliser et le moment de sortir les déchets, de nombreux koteurs semblent démunis face à cette gestion nouvelle dans leur vie d’étudiant, gestion qui diffère parfois de ce qu’ils connaissent à la maison. 

Sur ce constat mais aussi sur celui du problème de propreté publique (sacs sortis hors des jours de collecte, valisettes et dépôts clandestins), l’Echevinat de l’Environnement s’est associée avec le BEP environnement, Fost Plus, les directions des Hautes écoles (Henallux, IMEP, HEAJ, HEPN), l’UNamur, le Pôle académique de Namur et les écoles de soins infirmiers (EPSI, ECNAS et Ave Maria) pour une opération de grande ampleur. 

Pour rappel, une étude réalisée par la cohésion sociale et le Pôle académique, estime à 5.000 le nombre de koteurs sur notre territoire dont de nombreux étudiants étrangers. 

Cette action consiste, sur base de la première expérience menée en septembre 2017, à diffuser aux étudiants koteurs, 3.500 Kits de sensibilisation et d’information au tri des déchets à Namur. Dès la rentrée académique, cette diffusion sera réalisée par le Service Eco-Conseil sous forme d’intervention de 20 minutes dans les auditoires de tous les établissements partenaires.  Une intervention bilingue anglais-français est également prévue avec le Pôle académique pour les étudiants ERASMUS. 

Chaque Student Bag comprend

-     un leaflet « Kitkot » présentant le mode de collecte des déchets à Namur, un calendrier de collecte, et nombre d’infos utiles et très pratiques;

-     un document ludique reprenant le tri des déchets ;

-     un exemplaire d’un sac destiné aux ordures ménagères, un autre d’un sac PMC et un troisième d’un sac biodégradable;

-     un plan de la Ville 

La résolution proposée ce jour a pour raison de déroger au règlement-redevance sur la délivrance des sacs-poubelles pour une mise à disposition gratuite d’un sac de 30l beige. 

Enfin, pour votre bonne information, cela a un coût. Le budget global pour la Ville est estimé à 2,50 € par étudiant soit 8.750€. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement.

 

Point 5 - Réponse à la question de Mme Dorothée KLEIN (CDH) –Déchets : mise à disposition de sacs-poubelle - Conseil communal du 26 avril 2018. 

Madame la Conseillère communale, 

Pour rappel ce point 5 concerne les sacs blancs communaux mis à disposition de différents organismes para-communaux et non des sacs beiges qui sont la part contributive incitative des citoyens dans le coût de la gestion de leurs déchets. 

Suite à un nouveau marché public, lancé fin de l’année 2017, au terme du précédent, nous avons un nouveau fournisseur d’origine hollandaise. 

Nous avons veillé, pour assurer la transition, d’informer les différents commerces qui vendent nos sacs de se prémunir en prenant une commande suffisante. 

Ce qui n’a pas été malheureusement fait par tous et nous le regrettons.  

Une première livraison dans les commerces a bien été effectuée en mars par notre nouveau fournisseur. Mais apparemment la demande a dépassé l’offre surtout pour les sacs de 60l.  

Nous avons veillé à renseigner, via nos sites internet, les magasins où étaient encore disponibles des sacs des deux volumes, 30 et 60 litres. 

Notons toutefois, et si besoin, que deux sacs de 30l sont au même prix qu’un sac de 60l. Il n’y a donc pas de péril en la demeure. 

La société, contactée par nos soins ce matin, nous assure refaire une livraison dans les commerces à partir de ce mercredi 2 mai. 

Sachez aussi qu’il y a lieu de faire le distinguo entre les gros et petits commerces. En effet, les gros commerces sont livrés par palettes directement par cette société et les petits commerces sont livrés par nos soins. Dans ceux-ci, des sacs sont toujours disponibles. 

Vous pourrez en trouver sans problème, une occasion de privilégier les commerces de proximités en quelque sorte. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement.

  

Motion du Conseil communal de Namur sur la Fraise de Wépion déposée par Mmes Brigitte BALAND (ECOLO), Anne OGER (CDH), Eliane TILLIEUX (PS) et M Xavier GERARD (MR). 

Conseil communal du 22 mars 2018

 

Mesdames les Cheffes de Groupe,

Monsieur le Chef de Groupe,

Chers Collègues, 

Malgré sa petite taille, la fraise est un sujet qui est loin d’être anodin. C’est un sujet sérieux qui nous rassemble aujourd’hui : la défense de notre patrimoine et de notre terroir. J’y intègre notre culture et notre tourisme. 

Si la production de fraises, sous le nom véhiculaire, de wépionnaise est connue comme fraises de qualité dans toute la Belgique voire plus loin, force est de constater qu’il existe deux types de fraises vendues dans nos contrées : la fraise de la « Criée de Wépion » et les « Véritables fraises de Wépion ». 

Quelles soient principalement Elsanta et Darselect mais aussi Flair, Joly, Dely, Lambada, Dream, les premières proviennent de pratiquement toute la Wallonie et principalement de Gerpinnes à Burdinne, les deuxièmes proviennent, comme leur nom le précise, de la région wépionnaise. 

Les problèmes financiers de la Criée de Wépion, (située sur la Commune de Profondeville), en raison d’une sensible baisse de production depuis deux saisons, a récemment mis en exergue cette dualité et focalisé les positions et antagonismes entre les différents producteurs. 

Cette crise est peut-être l’occasion de clarifier cela et d’obtenir de la part de la Wallonie (du Service Public de la Wallonie) une reconnaissance de la production de notre terroir, en l’occurrence la région wépionnaise. 

Pour certains, il importe surtout que les fraises soient vendues sous l’appellation « Wépion », pour d’autres c’est le lieu de production qui est déterminant. 

Le label « Fraises de Wépion » a un potentiel économique indéniable et ce grâce à la production de qualité de nos fraisiéristes. 

Mais également de la promotion constante que nous menons que ce soit par le soutien de la Ville de Namur au Musée de la Fraise ou par l’accès au jardin des Petits fruits qui ont accueillis à eux deux plus de 4.600 visiteurs l’année passée. 

Notons aussi les différentes opérations de valorisation de la fraise menées par nos Echevinats du Développement Economique et du Tourisme. 

Le Collège ne peut donc que souscrire à cette motion portée par l’ensemble des groupes du Conseil auprès du Ministre en charge de l’Agriculture. 

Cette volonté de reconnaissance est par ailleurs déjà bien relayée au niveau régional puisque que les réponses aux différentes questions parlementaires de MM les Députés Mouyard et Hazee faites aux Ministres Collin et Jeholet nous rassurent sur la détermination du Gouvernement wallon de faire reconnaitre, par les instances européenne, un label d’Indication géographique protégée (IGP) à la Fraise de Wépion. 

Ce label pourrait se baser sur la réputation de la fraise de Wépion et les critères de qualité déjà en vigueur à la Criée tenant compte d’une aire de production d’une dizaine de kilomètres autour de Wépion (Namur, Floreffe, Profondeville). 

Le critère de notoriété et l’antériorité de cette production sur beaucoup d’autres, justifie pleinement cette démarche.  

Depuis l’arrivée des fraises en Belgique en 1850, plusieurs bassins de productions ont disparus. C’est un savoir-faire, ou plus tôt un « savoir planter » unique en Wallonie. 

A l’exception du Tournaisis et de la région de Verviers, notre région est la seule productrice de fraises en Wallonie de manière continue et ce, depuis 1880. 

Une demande d’aide et d’appui auprès d’AgriLabel pour créer un dossier en faveur de la dénomination « Fraise de Wépion » en IGP a été déposée.  

J’ai la confirmation qu’une rencontre entre les producteurs de Wépion et les responsables d’AgriBel, composé de représentants d’AgroBioTech de Gembloux et du Département d’Histoire d’UNam sera prochainement organisée. 

J’attitre toutefois votre attention sur le fait que cette démarche prendra au moins cinq ans. Le temps pour la Criée de se repositionner éventuellement sous une autre appellation. 

Une reconnaissance en qualité différenciée par la Wallonie (le Service Public de Wallonie) des fraises et des fruits vendus à la Criée pourrait donc intervenir.  

C’est une manière pertinente d’assurer à la Criée un renom régional et de développer au mieux le caractère namurois de notre fraise wépionnaise. 

La terre wépionnaire limoneuse et légèrement ferrugineuse lui apporte-elle ce petit goût particulier ? Je l’ignore mais, comme beaucoup d’entre nous, c’est notre « Madeleine de Proust ».  

Dès les beaux jours revenus, à chaque fois, je suis attiré par les cabanons en bords de Meuse pour déguster des fraises face aux rochers de Neviau … 

Vivement l’été ! 

  

Réponse à la question de M Khalid TORY (PS) – Rendez-nous « le Chalet du Golf » du Parc Louise-Marie - Conseil communal du 22 février 2018 

Monsieur le Conseiller je constate que vous êtes nostalgique d’une époque malheureusement totalement révolue : nous n’irons plus frapper la balle au mini-golf dans le parc Louise-Marie. 

Je suis un peu comme vous, je vous l’avoue. Originaire de la rue Henri Lemaitre, ce parc a été mon terrain de jeu durant de nombreuses années et mes fonds de culottes ont souvent baignés dans l’étang. 

Le mini-golf et son chalet au toit de chaume ont totalement disparus, faute de repreneur, mais aussi du défaut de gestion du concessionnaire de l’époque et d’une série de dégradations, sans compter la destruction totale du bâtiment principal lors d’un incendie en octobre (26) 2008. 

J’ai effectué un peu d’archéologie administrative pour nous souvenir que le Conseil communal avait, en sa séance du 7 septembre 2005, confirmé une décision du 22 novembre 2000, de résilier la concession de gestion du mini-golf et du chalet, de recouvrer des arriérés de payements et de récupérer les lieux vu l’incurie du concessionnaire. 

La société concessionnaire a fait faillite en 2004 (14/10) mais son « gestionnaire » a toutefois continué à occuper les lieux tout en ouvrant les installations de manière intermittente. 

L’évacuation du bâtiment n’a été constatée qu’en avril 2007 laissant les lieux dans un piteux état. 

Le Collège du 5 juin 2007 a alors chargé le Bureau d’études Bâtiments et le service Electromécanique d’identifier les travaux indispensables avant une éventuelle réouverture et d’en estimer le coût. 

Dans leur rapport, les services estimaient que la rénovation, lourde, du chalet s’élevait à environ 90.000€, sans estimer alors le coût de la remise en état du mini-golf. Nous pourrions allègrement avoisiner les 150.000€ que vous citez. 

Il était alors inenvisageable, pour des raisons budgétaires, de prendre en charge cette rénovation. 

Comme vous l’évoquez effectivement, un contrat de concession au profit d’un tiers d’une durée de vingt ans portant sur le bâtiment et le mini-golf a été envisagé (en avril 2008), avec pour obligation pour le concessionnaire de prendre en charge les travaux de rénovation.  

Aucune suite n’a toutefois été donnée à ce projet, faute de candidat. 

Laissés à l’abandon, les lieux ont été rapidement squattés et, le 26 octobre 2008, le chalet a été incendié et totalement détruit. 

Nos assurances ont couvert les frais de déblaiement et une initiative heureuse de mon prédécesseur a été de suggérer au Collège de créer un jardin spécifique, le Jardin Jean Chalon ou Jardin des Symboles, entrant dans le réseau des jardins à thèmes dans le cadre de notre politique en faveur de l’éco-tourisme. 

La fréquentation de ce jardin n’est pas anecdotique, puisque ouvert les week-ends de juin et septembre et tous les jours de juillet et août, il attire en moyenne 3000 personnes chaque année.  

Notons une pointe de plus de 6000 visiteurs (6250) en 2016, dû à l’application Pokémon et au fait que nous avons plusieurs arènes dans le parc. Si vous avez visité celui-ci, avant votre intervention, vous avez peut-être remarqué les panneaux « chasseurs de Pokémon friendly » rappelant quelques règles de bienséance comme le respect des plantations ou le jet des déchets dans les bornes de propreté. 

Permettez-moi de vous rappeler nos différents jardins à thèmes : celui des Plantes à couleurs à Vedrin ; le Jardin des Senteurs situé au Château de Namur, le Jardin des Deux Tours installé sur les coteaux de Citadelle, le Jardin Jean Chalon inscrit dans le parc Louise-Marie, le Jardin des petits fruits à Wépion et, prochainement, nous pourrons découvrir le jardin des Plantes sauvages à Jambes. 

Voici un bel ensemble d’une offre éco-touristique venant renforcer l’attractivité de Namur et sa réputation de ville « nature ». 

Namur, c’est aussi un écrin de verdure qui fait d’elle une ville au carrefour du Développement Durable. 

Le parc Louise-Marie, le véritable poumon vert de notre Ville, bénéficie d’une attention soutenue du collège depuis quelques années. Mais, et j’en conviens tout à fait, ce n’est pas encore terminé et loin d’être parfait. 

Sa superficie est de pratiquement 3 hectares (2ha 96a 91ca) et il a été aménagé fin du 19e (1880), au moment du démantèlement des remparts et du comblement du fossé. Au terme d’un concours, l’architecte paysagiste Constantin Smits en a composé les plans dans un esprit paysager de l’époque : chemin en courbes, larges pelouses, étang curviligne, cascade et grottes artificielles. 

Cet espace comporte aujourd’hui de très nombreux arbres d’essences variées et de vastes espaces fleuris. Il accueille un monument commémoratif représentant le double escalier de pierre dessiné par Félicien Rops pour sa propriété de la « Demi-Lune » près de Corbeil et un vestige des fortifications namuroises, le pont construit par les Hollandais, y trône toujours. 

Il a été classé par la Communauté française le 8 juillet 1986 en raison de sa valeur esthétique. 

Toutefois, depuis ce classement, le parc a été profondément modifié en fonction notamment :

-          de l’abattage d’arbres dangereux (pour votre parfaite information, je dois prochainement faire procéder à l’abattage de 4 arbres dépérissants – deux tilleuls, un hêtre et un érable -. Nous sommes dans l’attente de l’octroi du permis.   Ils seront, bien entendu, remplacés par des sujets d’essences indigènes.) ;

-          de l’enlèvement du kiosque en 1990, ce qui a permis de dégager le pont des Hollandais et de le mettre en valeur ;

-          la modification du contour de l’étang (2014) ;

-          la pose d’un éclairage malheureusement devenu inopérant pour cause de vandalisme ;

-          le réaménagement des massifs d’arbustes ;

-          la sécurisation de la grotte devenue menaçante ;

-          la sécurisation de la plaine de jeu par la plantation d’une haie ;

-          la disparition par incendie du chalet et la suppression du mini-golf ;

-          la création du jardin Jean Chalon ;

-          le réaménagement des cheminements qui s’est terminé en 2016 ;

-          la restauration complète l’année passée de l’escalier Rops . 

Quels sont nos projets pour l’amélioration des lieux ? 

Ils sont de plusieurs ordres.   D’abord, il aura lieu d’araser la grotte, vestige d’une époque où étaient communs les enrochements artificiels qui caractérisent un parc paysager romantique d'inspiration allemande en vogue au 19e siècle. 

Cette grotte a un charme, certes, mais elle est dangereuse, vu sa vétusté et son délabrement. Sa partie supérieure est recouverte d’une couche de 70 cm de terre et d’une couche d’étanchéité bitumeuse recouvrant le massif. Cette dernière n’assure plus son rôle protecteur ce qui a provoqué la détérioration complète des structures en béton et des armatures métalliques. 

J’étais dubitatif et hésitant pour son arasement, la nostalgie peut-être, mais sa dangerosité, et le fait qu’elle soit devenue un véritable chancre, me font penser que nous devons l’envisager prochainement. 

Son arasement avec, ou non, la réutilisation des matériaux pour créer de la rocaille permettrait de mettre en évidence le bastion - rappelons que nous sommes dans des anciennes infrastructures défensives - et créer un espace verduré. Nous pouvons aussi créer un mur végétal à cet endroit ou un espace pour la détente, face à l’étang. 

L’éclairage, doit être totalement revu. L’éclairage en fonctionnement avant 2006 a été régulièrement saccagé par des usagers locaux particuliers qui voulaient vraisemblablement ne pas être vus. Seul un éclairage placé en voirie ou placé sur les immeubles riverains et tourné vers le parc présente une solution à mon avis. Heureusement, la technologie en la matière évolue et des solutions adaptées peuvent être envisagées. 

Le chalet ne sera pas remplacé, l’espace qui lui avait été dévolu a été replanté, et je doute qu’un établissement offrant de la restauration toute l’année puisse être rentable. Mais, nous pouvons innover et suggérer des alternatives. J’ai été subjugué par la réussite du food truck situé en bord de Meuse à la Plante.  

J’ai aussi contacté des entreprises réalisant des conteneurs équipés, et pour quelques dizaines de milliers d’euros, il est possible d’avoir une infrastructure en dure, modulable et pouvant être placée pour une période déterminée. 

Il ne serait pas inintéressant de prévoir pareilles alternatives, en complément des visites du jardin Jean Chalon durant les beaux jours d’été. 

Nous devrions toutefois déroger à l’arrêté du classement et à notre règlement de police, rappelons que l’accès dans nos parcs est interdit entre le coucher et le lever du soleil.  

Voici, Monsieur le Conseiller, en quelques mots, un rappel du passé, un état des lieux du présent et des perspectives d’avenir.  

En plus d’un siècle, la structure première du parc a donc fondamentalement changé mais pas sa vocation environnementale, sociale et culturelle en zone urbaine qui se justifie aujourd’hui encore pleinement.    

Il est d’ailleurs l’un des parcs de Namur les plus fréquenté. Gageons pour qu’il le soit plus encore dans les années à venir. 

Pour ma part, je n’offre pas un parc, je maintiens au mieux la biodiversité au cœur de la ville dans un esprit de développement durable. 

Je vous remercie de votre attention. 

Bernard GUILLITTE,

Echevin de l’Environnement

et des Espaces verts

  

Conseil Communal du 16 novembre 2017

Point 46 – Collecte des déchets textiles ménagers : Conventions 

Les conventions établies avec les 3 opérateurs (Terre, Petits Riens et Oxfam) venant à échéance le 1er novembre 2017, il est proposé au Conseil de les reconduire pour une durée de 2 ans, renouvelable 1 fois. 

Comme précédemment l’Echevinat de l’Environnement de la Ville de Namur souhaite travailler qu’avec des opérateurs labellisés Solid’R. Ce label garanti que les collecteurs de textiles travaillent avec des organisations d’économie sociale poursuivant un but humanitaire et/ou social. La récupération, le tri, la réparation et la valorisation dans un cadre d’économie solidaire permettent ainsi d’offrir un emploi valorisant à de nombreux travailleurs de faible qualification et de réinjecter entièrement les marges générées dans des objectifs sociaux ou humanitaires.  

Actuellement, 118 cabines se trouvent sur le territoire communal et en 2016, 732 tonnes de textile ont été collectées soit 7,7Kg par habitant. 

En ce qui concerne la qualité des textiles collectés, on peut citer :

4 à 5 % = la "crème" : les vêtements sont mis en vente dans les différentes boutiques des collecteurs ; 

47% = "l’export" : les vêtements sont valorisés par des partenaires d'économie sociale actif à l'exportation, en l'occurrence Terre asbl ;

32% = le recyclage "matière".

Il est à noter que l’on retrouve 12 à 14% de « rebut », c’est–à-dire des déchets ménagers qui sont déposés dans le réseau de cabines à vêtements à Namur. 

 

Conseil Communal du 16 novembre 2017

Point 15 - Déchets ménagers : taux de couverture prévisionnel du coût-vérité 2018

Il appartient aux communes de mettre en place un service de gestion des déchets ménagers pour leurs citoyens et d’imputer la totalité des coûts de gestion aux bénéficiaires de ce service. 

La répercussion directe de ces coûts doit se situer depuis 2013 dans une fourchette comprise en 95% et 110% 

Parmi les postes importants qui interviennent dans ce budget prévisionnel on peut citer :

RECETTES : la taxe déchets, la vente des sacs beiges, les subsides régionaux, les recettes liées à la prise en charge des déchets ménagers de la police, du CPAS, les redevances perçues dans le cadre d’infractions environnementales. 

Quelques chiffres 2016 : RECETTES                                                         

·         Taxe : 4.621.954 €

·         Vente de sacs-poubelles réglementaires: 2.300.357€

·         Subsides régionaux : 104.997€

·         Redevance infraction environnementale : 30.442€

·         Prise en charge des déchets CPAS et ménages : 25.474€                         

DEPENSES : la collecte et le traitement des déchets (OMB, organiques, encombrants), l’achat de sacs beiges, l’accès aux RECYPARCS, les actions de sensibilisation et d’information aux citoyens en matière de gestion des déchets et réemploi, l’envoi de la taxe en ce y compris la gestion administrative (générer les fichiers, rappel, gestion des plaintes) et l’impression.  

Quelques chiffres 2016 : DEPENSES

·         Collecte et traitement des déchets : OMB-Organiques-Encombrants : 4.643.934€

·         Accès aux RECYPARCS : 2.031.203€

·         Achat de sacs-poubelles réglementaires : 233.833€

·         Gestion administrative : 185.077€

·         Actions de prévention : 97.275€

·         Exonérations : 362.461€                                  

En mettant en balance les recettes (7.028.957,53€) et les dépenses (7.053.158,37€) prévisionnelles 2018, la ville de Namur atteint un taux de couverture de 100%. Elle respecte ainsi les balises du coût-vérité ainsi que les recommandations du CRAC. 

Je me réjouis de ce taux de couverture. En effet, la taxe sur les déchets ménages telle que prévue actuellement restera inchangée en 2018 à savoir 92€ par an pour les ménages composés d’une personne, pour les ménages composés d'au moins 3 enfants âgés de 25 ans et 107 € par an pour les ménages composés de plus d'une personne. 

Les sacs poubelles (beiges) ne verront, non plus, pas d’augmentation, ils resteront à 10€ le rouleau de 10 sacs de 60L ou 20 sacs de 30L. 

Pour information

Pour les isolés et les ménages en difficulté, il y a lieu de rappeler que des dispositions existent afin qu’ils soient exonérés de la taxe et reçoivent en fonction de leur composition de ménage des sacs-poubelles afin d’évacuer leurs déchets. 

Les montants d’exonération 2017 : isolé : 11.899,68 € - ménage : 14.167,92 €

Ainsi en 2016 ce sont 3.343 isolés/ménages qui ont été exonérés de la taxe pour un montant de 362.461€.

Ces personnes peuvent également bénéficier de la mise à disposition de sacs-poubelles.

Ont été distribués en 2016 : 2.768 rouleaux de 20 sacs-poubelles de 30L, 5.167 rouleaux de 10 sacs-poubelles de 60L, 4.338 rouleaux de 20 sacs PMC et 7.935 rouleaux de 10 sacs biodégradables

D’autres situations permettent aux citoyens une mise à disposition de sacs :

Incontinence pathologique : 1 rouleau de 20 sacs-poubelles de 30L (40 distribués en 2016)

A l’occasion des naissances : 1 rouleau de 10 sacs biodégradables. (1.420 distribués en 2016)

Gardiennes d’enfants conventionnées : 3 rouleaux de 10 sacs-poubelles de 60L (1.470 distribués en 2016).

 

Réponse à la question de Mme Eliane Tillieux (PS) - Réseau de toilettes publiques

Conseil communal du 5 octobre 2017 

Madame la Conseillère, 

La volonté d’implanter des toilettes publiques à Namur n’est ni nouvelle ni un long fleuve tranquille. 

Depuis janvier 2008, les organisateurs d'événements, qu'ils soient publics ou privés, doivent prévoir des toilettes publiques en fonction de l'ampleur de leur manifestation. Ainsi en a décidé le Collège qui a également chargé différents services communaux d'analyser les besoins et de réaliser un état des lieux des toilettes à Namur, dans son centre-ville et environs. 

Plus d’une vingtaine de bâtiments communaux, régionaux, sites touristiques et autres lieux à vocation d'accueil, susceptibles d'ouvrir leurs toilettes au grand public avec, pour certaines, une accessibilité aux PMR ont ainsi été identifiés et repris sur un plan disponible en ligne sur le site internet de la Ville de Namur. Il y a lieu toutefois de remettre à jour cette liste, plusieurs bâtiments étant temporairement inaccessibles ou ayant changés de vocation.  

Cela va de l'Hôtel de Ville aux salles de sports et piscines en passant par les bibliothèques, locaux associatifs ou pavillons d'information. 

Par ailleurs, vous vous rappellerez peut-être qu’en 2008 la Ville de Namur a collaboré avec GAU et le Conseil Consultatif des Aînés pour interroger les commerçants sur la possibilité de créer un réseau de toilettes accessibles au public au travers de leur magasin. Ces enquêtes concluaient que certains commerçants acceptaient la mise à disposition de leurs toilettes au public, clients ou non, mais ne souhaitaient pas qu’on en fasse la publicité. 

Des toilettes sont donc accessibles, un «réseau»  en tant que tel existe bien, reste que tous les lieux évoqués ont des plages horaires plus limitatives que les moments de présence de nos concitoyens et visiteurs notamment en soirée, le dimanche ou les jours fériés. 

C’est pour remédier à cela que nous travaillons depuis longtemps ou depuis trop longtemps pour certains, sur ce dossier et que dès novembre 3 toilettes publiques accessibles aux PMR, gratuites, mixtes et entièrement automatisées et seront placées Rue de Bavière, Venelle de l’Hôtel de Ville et Rempart de la Vierge. 

Pour rappel, l’investissement n’est pas anecdotique car ce n’est pas moins de 370.986,01€ dont nous parlons et ce sans compter le coût des raccordements en eau et en électricité ni l’approvisionnement en consommables de chaque unité. 

Au niveau de l’entretien, le Service Propreté publique veillera au bon fonctionnement et à la propreté au quotidien de ces infrastructures et de leurs abords. 

D’autres agents communaux ayant pour mission de circuler en ville seront également de précieux relais pour que ces lieux restent accueillant pour les usagers. C’est en tout cas notre priorité absolue. 

Un tel investissement sans ce préalable n’aurait pas de sens. Quant à l’évaluation de leur fonctionnement, il se fera au quotidien. Si des problèmes liés au non-respect des toilettes devaient être constatés à long terme les toilettes seront équipées d’un monnayeur mais avant d’en arriver là, laissons le temps au temps. 

Effectivement, j’aurais souhaité que d’autres infrastructures puissent voir le jour d’ici 2019, toutefois seule une implantation supplémentaire est envisagée et ce pour raison budgétaire. Mais à bien y regarder ne vaut-il pas mieux commencer avec quelques-unes et prendre le temps de l’analyse et du recul. 

Par ailleurs, l’implantation des 3 et bientôt 4 toilettes publiques tient compte des différents projets immobiliers qui verront le jour dans les prochaines années, 5 ans au maximum. 

C’est ainsi que sur le Grognon 4 toilettes seront accessibles au public (au niveau du parking, à l’accueil du bâtiment de la Confluence, dans la structure HoReCa et via un accès par le quai). 

Non loin, le public pourra également se rendre à la Hall Al’Chair ou à la Maison de la Culture, l’une et l’autre rénovées. 

Des toilettes gratuites ou à tarif très bas font également partie des exigences des cahiers de charge pour les chantiers tels que le parking de la place du Palais de Justice, du centre commercial près de la gare, du téléphérique place Maurice Servais … 

Comme vous le savez, Madame la Conseillère, quand il s’agit de la propreté publique, j’aime regarder ce qui se fait autour de moi et dans les pays voisins. 

Il est vrai que des projets d’installations de toilettes publiques prenant place dans des commerces vacants font leur chemin dans plusieurs ville et pourquoi pas chez nous même s’il semblerait que le coût d’investissement ou les frais de personnel soient sensiblement les mêmes que pour les toilettes auto-nettoyantes telles que prochainement implantées. 

Entre les lieux évoqués en début de mon intervention, ce qui sera mis en place prochainement et ce qui le sera d’ici 5 ans, vous en conviendrez, qu’une sacrée avancée en la matière aura été faite. 

Merci de votre attention.

 

Réponse à la question de Mme Anne De Gand (ECOLO) - Fête de Wallonie et politique du zéro déchet - Conseil communal du 5 octobre 2017 

Madame la Conseillère je vous remercie pour la mise en exergue du travail accompli par le personnel du Service propreté à l’occasion des Fêtes de Wallonie. 

Pour rappel pendant 5 jours,  58 personnes du Service Propreté publique ont participé au nettoyage de la Ville à partir de 4h00 et 5h00 matin selon les zones, et ce jusqu’au « finish ».

17 véhicules lourds ont été utiles au nettoyage (5 balayeuses, 3 laveuses, 3 camions compacteurs, 5 camionnettes à benne basculante, un camion porte-conteneur).  8 aspirateurs urbains ont également été nécessaires afin d’assurer les différentes finitions

De plus, pour garantir un service d’évacuation des déchets adapté à cet événement, le service Propreté a renforcé largement son réseau de poubelles publiques avec pas moins de 250 éléments supplémentaires (conteneurs, supports-sacs…). 

Cette année ce sont plus de 99 tonnes (99.160 kg) de déchets (+/- 540 m³ non compactés) qui ont été collectés et 2.477 heures de prestations ont été nécessaires pour nettoyer notre ville durant nos fêtes. 

J’ai eu le loisir de rencontrer nos équipes pratiquement chaque matin pour constater le courage de chacun d’entre eux et les féliciter du travail accompli. 

A cette occasion, j’ai réalisé quelques vidéos et photos qui ont été largement diffusées et partagées sur les réseaux sociaux. Le post relatif à ce sujet est celui qui a fait le plus de commentaires sur la page « Fêtes de Wallonie » du Comité Central de Wallonie. 

Si je souhaitais sensibiliser les namurois à faire évoluer nos fêtes dans un registre plus durable, je n’aurai pas pu faire mieux. 

Il est toutefois judicieux de rappeler que la fraction « gobelets à terre », n’est pas la plus représentative et la plus difficile à gérer durant les Fêtes de Wallonie. 

En effet, la majeure partie des déchets collectés en poids et en volume sont produits par les commerces et les ambulants : restes alimentaires, invendus, différents déchets comme des cartons remplis de gobelets non utilisés ou les nombreuses bouteilles en verre, … mais également par les riverains de la ville dont la collecte des déchets ménagers ne peut être effectuée par le BEP le vendredi matin et le mardi matin dans le piétonnier. 

A cela, il faut ajouter quelques « opportunistes » qui profitent de ces journées de « grand nettoyage ». 

Madame la Conseillère, en tant que membre de la commission environnement, vous savez que des Fêtes de Wallonie qui tendraient vers du zéro déchet est évidemment un projet qui me tient à cœur, notre sélection en tant que « commune zéro déchet » en est la meilleure preuve. Toutefois je ne suis pas seul maitre à bord dans ce dossier. 

Cette ambition est complexe à plus d’un titre car de nombreux opérateurs et acteurs sont présents durant ces festivités :

-       La Ville de Namur ainsi que les autres organismes institutionnels dans le cadre de leurs réceptions,

-       Les Comités de quartier et leurs stands mais aussi le CCQN organisateur du Village des Saveurs,

-       Le Comité Central des Fêtes de Wallonie et Nameur Li Glote,

-       Le gestionnaire-opérateur des 3 grandes places (intervention d’Anne Barzin),

-       L’HoReCa présent toute l’année,

-       Des ambulants présents pour l’occasion,

-       Ou des opérateurs spécifiques comme le gestionnaire de la place du Marché aux Légumes 

Cela représentante pas moins de 158 (en 2017) intervenants (hors institutionnels) à coordonner. 

Plusieurs pistes sont déjà examinées en passant par la contrainte, la collaboration, la radicalité ou l’avancée progressive … du raisonnablement finançable en passant par des budgets plus conséquents : 

-       Etablir un règlement communal interdisant l’utilisation de gobelets et de vaisselle en plastique et imposer aux opérateurs et acteurs de les remplacer par du biodégradable afin de mettre en place une collecte de déchets organiques sur l’ensemble de la ville qui accueillerait les contenants mais également les restes alimentaires (potées, serviettes, couverts…) afin de les valoriser via la biométhanisation ; 

Cette formule, environnementalement intéressante partirait du principe que les fêtards puissent mettre leurs déchets dans une poubelle spécifique et non à terre ; 

-       Etablir un règlement communal interdisant l’utilisation de gobelets en plastique et laisser les opérateurs et acteurs prendre les mesures qui s’imposent avec tout ce que cela peut entrainer comme mécontentements et quiproquos ; 

-       Ou encore, la mise en place pour l’ensemble de l’événement de l’utilisation de gobelets réutilisables en partenariat avec les différents intervenants comme c’est le cas déjà pour de nombreux événements ailleurs en Wallonie mais pas de cette envergure. Nous avons toutefois des exemples en France (Fêtes de Bayonnes, Féria de Dax, …). 

Pour votre bonne information, nous avons déjà pris quelques contacts avec des opérateurs. Une formule avec mise à disposition de gobelets réutilisables en continu durant les fêtes à tous les débits de boissons, nettoyage compris, est estimée à une dizaine de centimes par gobelet. 

Il y a lieu aussi d’estimer les besoins qui se chiffrent certainement à plusieurs millions de gobelets durant les cinq jours de liesse… Et de déterminer la prise en charge de ces frais et le système éventuel de caution. 

Il importe, si on souhaite être cohérent avec des objectifs environnementaux, de bien définir nos objectifs, entre autre par une Analyse de Cycle de Vie (ACV) des ustensiles utilisés (gobelets, couverts …).  

Entre l’utilisation de gobelets réutilisables, jetables en polypropylène (PP), biodégradables en acide polylactique (PLA) mais aussi dans le cas d’utilisation d’assiettes en pulpe végétale et de couverts en polymère d’amidon (PMS,) nous devons choisir celles qui ont un impact environnemental le plus bas et dont notre opérateur, le BEP, peut assurer les filières d’élimination les plus adéquates. 

Mais puisqu’une solution globale n’est pas envisageable avant un à deux ans, nous allons augmenter notre dispositif poubelles par l’ajout d’une centaine de supports-sacs supplémentaires dont le type et la qualité (la filière de déchets) restent à définir. 

Avec du personnel en plus dans la journée, ceci nous permettra de diminuer le nombre de déchets au sol. 

Cela dit, rien ne nous empêche de mener des actions concrètes pour l’année prochaine. Et de commencer par nos propres activités ! 

J’ai déjà sollicité le service Communication pour que les événements organisés par la Ville de Namur, dans le cadre des Fêtes de Wallonie, le soit avec une visée zéro déchet en recourant aux gobelets réutilisables ou à la vaisselle biodégradable. L’apéritif du samedi est le premier exemple. Cela est établi mais il faut encore définir les modalités d’organisation. 

« Les Jardins du Maïeur » accueillent le Village des Saveurs et, dans ce lieu plus clos, il est très possible d’organiser dès l’année prochaine un réel espace Zéro déchet grâce à la mise en place d’une filière biodégradable et une sensibilisation des responsables des différents stands présents. 

J’ai déjà rencontré le Président du Collège des Comités de Quartiers et l’opérateur du village qui ont été sensibilisés à notre démarche. 

Notons aussi que depuis de nombreuses années, le quartier des Ponts Spalaux utilise de la vaisselle et des gobelets réutilisables. D’autres quartiers ou le CCW pourraient être tenté de se lancer dès l’année prochaine. Je ne vais pas manquer de les inviter à y réfléchir. 

Et aussi, ne serait-il pas opportun de revenir à ces petits verres que nous portions autour du cou pour une consommation … raisonnable … de pèket ? Les myriades de petits verres en plastiques qui jonchent le sol et qui sont parfois écrasés du pied, comme le veut une fausse tradition, ne sont vraiment pas les bienvenus. 

En conclusion, Madame la Conseillère, vous connaissez ma prudence, il s’agit d’avancer par petits pas mais avec certitude, les Wallos d’aujourd’hui ne seront pas les Wallos de demain. 

Je vous remercie de votre attention.

 

Réponse à la question de Mme Dorothée Klein (CDH) concernant l’alimentation saine et circuits courts au menu de nos écoles pour contrer l’obésité et les maladies dites de civilisation, les crises alimentaire et agricole – Conseil communal du 7 septembre 2017 

Madame la Conseillère, 

Vous évoquez dans votre question une réunion organisée sous l’égide de mon prédécesseur au sujet de l’alimentation saine et durable mais aussi l’option circuit court pour nos denrées alimentaires. 

Cela fait le corolaire à la question posée par Monsieur Martin lors de notre séance du 20 octobre et relative aux mesures en faveur de la réduction du gaspillage alimentaire à Namur. 

Depuis plusieurs années l’Echevinat de l’Environnement mène dans les écoles des animations autour du gaspillage alimentaire en maternelle et en primaire. A la fin de l’animation est remis deux brochures « pas de gaspillage alimentaire dans ma cuisine », la seconde « de nouvelles saveurs dans ma boite à fraicheur » qui reprend quelques recettes et idées de collations saines. 

Ces deux brochures sont disponibles sur notre site internet environnement-namur.be mais aussi sur simple demande. (https://www.environnement-namur.be/categorie/publications.html)   

Ce n’est pas moins de 20 animations qui ont été organisées cette année soit plus d’une centaine (110 exactement) en quatre années. En comptant en moyenne environ 25 élèves par classe, ce sont plusieurs milliers d’enfants namurois qui ont été sensibilisés autant à la problématique du gaspillage comme aussi de l’achat malin et donc des circuits courts. 

En ce qui concerne précisément votre question d’un projet évoqué lors de la précédente législature, en effet, selon mes archives, en 2011 l’Echevinat a participé à plusieurs réunions avec inter-environnement pour envisager un projet de cantines durables dans les écoles. La demande n’émanait toutefois pas de la Ville.  

Inter-Environnement Wallonie souhaitait s’inscrire dans plusieurs territoires pilotes.  Mais ce projet a vite périclité car seule Namur s’était porté candidate au terme de la sélection et trois territoires au moins devaient être sélectionnés. 

Suite à l’étude organisée alors concernant les collectivités et leurs filières d’approvisionnement, très rapidement les promoteurs étaient arrivés à la conclusion que, seuls, les producteurs travaillant sur Namur n’auraient pas pu fournir toutes les cantines Namuroises. 

Pratiquement pour nous, cela ne nous a pas été d’une forte aide car le projet n’a pas pu établir un cahier des charges pour une cantine durable.  

Toutefois le territoire évolue et j’ai rencontré la semaine passée les responsables de Paysans et Artisans au sujet de leur besoin en terre de maraichages pour plusieurs de leurs membres. 

Si mes départements n’ont pas de terrain à mettre à disposition, il existe toutefois des possibilités de réserves foncières qui pourraient être mises à disposition à titre précaire, c’est-à-dire sans bail à ferme, mais suffisamment longtemps pour lancer un projet sur le namurois.  

Je dois prochainement prendre contact avec mon Collègue de la Régie foncière mais également avec les différentes sociétés de logement ou encore le Bureau Economique.  

Comme vous pouvez le constater, je suis particulièrement attentif au développement, en amont comme en aval, d’un circuit court namurois. 

 

Point 4 - Conseil communal du 29 juin 2017 – Programme d’actions de sensibilisation à la propreté publique et à la gestion des déchets. 

Mesdames,

Messieurs,

Chers Collègues,  

Dès mon entrée en fonction j’ai souhaité mettre l’accent sur la propreté et la salubrité via différents axes :

-       Le renfort en matériel et en équipement

-       Le renfort en personnel et l’appui au Chef de service

-       L’inscription de notre Ville dans des démarches constructives et des appels à projets régionaux comme « Commune zéro déchet » ou l’engagement de PTP.

-       La sensibilisation et notamment du monde estudiantin. 

L’opération Kitkot s’adresse principalement aux étudiants koteurs de la Ville de Namur. 

Cette action vise à donner dès la rentrée académique 2017-2018 une information concrète et correcte sur la gestion des déchets à Namur. 

En effet, si certains propriétaires de kots donnent des informations sur la manière de trier les déchets, les contenants à utiliser et le moment de sortir les déchets, de nombreux koteurs semblent démunis face à cette gestion nouvelle dans leur vie de koteurs, gestion qui diffère parfois de ce qu’ils connaissent à la maison. 

Sur ce constat mais aussi sur celui du problème de propreté publique (sacs sortis hors des jours de collecte, valisettes et dépôts clandestins), l’Echevinat de l’Environnement s’est associée avec le BEP environnement, Fost Plus et les directions des Hautes écoles (Henallux, IMEP, HEAJ, HEPN), l’UNamur et le Pôle académique de Namur pour une opération de grande ampleur. 

Ensemble il a été clairement établit qu’un citoyen (étudiant koteur) bien informé est un plus pour la propreté. 

Pour rappel, une étude réalisée par la cohésion sociale et le Pôle académique, estime à 5000 le nombre de koteurs sur notre territoire. 

Cette sensibilisation consiste en la distribution aux étudiants koteurs dans les différentes implantations académiques de 3.000 exemplaires d’un Student Bag. Cette diffusion sera réalisée par des étudiants formés et rétribués par le BEP Environnement entre le 15 septembre et le 1er octobre. 

Chaque Student Bag comprend

-     un leaflet « Kitkot » présentant le mode de collecte des déchets à Namur, un calendrier de collecte, et nombre d’infos utiles et très pratiques;

-     un autocollant reprenant de manière ludique le tri des déchets ;

-     deux crayons fluo respectueux de l’environnement ;

-     un exemplaire d’un sac destiné aux ordures ménagères, un autre d’un sac PMC et un troisième d’un sac biodégradable;

-     un plan de la Ville 

Le leaflet et l’autocollant ont été validés par des groupes d’étudiants. 

Par ailleurs, la rencontre avec les Hautes Ecoles de la Ville ayant été très porteuse et le souci de l’Echevinat de l’Environnement ayant pleinement rencontré celui de ces dernières, il devrait y avoir en cours d’année académique plusieurs communications aux étudiants, visant à leur remettre en mémoire les messages diffusés dans le Kitkot, voire d’autres informations environnementales ayant trait à ces matières. 

Pour votre parfaite information, pour les étudiants étrangers (accueil des étudiants Erasmus fin août + IMEP), une traduction anglaise du leaflet Kitkot a été réalisée et sera relayée via les différents sites internet des écoles concernées. 

La résolution proposée ce jour a pour raison de déroger au règlement-redevance sur la délivrance des sacs-poubelles pour une mise à disposition gratuite d’un sac de 30l beige, d’un sac PMC et d’un sac pour les déchets organiques. Le budget global pour la Ville est estimé à 3,27€ par étudiant. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

Réponse à la question de M Etienne NAHON (MR) concernant l’octroi par MM les Fonctionnaires technique et délégué du permis unique pour la remise en exploitation des carrières de Lives et de Bossimé - Conseil communal du 27 avril 2017 – réponse de Bernard GUILLITTE (MR), Echevin de l’Environnement. 

Mesdames et Messieurs,

Chers Collègues,

Monsieur Nahon, 

C’est effectivement avec surprise que nous avons appris la décision du 13 avril de Messieurs les Fonctionnaires technique et délégué d’octroyer le permis unique à la société CBR Sagrex Aggregates Activity. 

Surprise et colère aussi que l’ensemble de nos arguments n’ont pas été entendus. 

Même si des améliorations ont été apportées par le porteur de projet par rapport au projet initial déposé en 2010, il faut toutefois rappeler qu’en sa séance du 19 janvier 2017, le Collège communal de Namur a remis un avis défavorable sur cette demande de permis unique visant la remise en exploitation des sites de Lives et de Bossimé.  

Notre avis était argumenté et portait, de manière non exhaustive, sur les précautions à prendre au sujet de la pollution de la nappe phréatique, des risques subséquents au percement du tunnel entre les deux sites, des risques d’inondation suite aux ruissellements des eaux sur les merlons, du devenir de la mare du Bois Pierre, des productions et mise en suspension de poussière et de particules fines, des brouillards pouvant être générés par ces poussières, de la sauvegarde de la biodiversité sous-estimée par l’étude d’incidences environnementales, de l’absence de dérogation pour l’avifaune, des risques encourus aux zones de grand intérêt biologique jouxtant le projet, de la disparition d’un site de grand intérêt biologique, des médiocres mesures de compensation proposées et de l’absence de garantie de sauvegarde des espèces menacées, des risques des tirs de mine. 

Mais aussi, des doutes sur les solutions proposées en matière de mobilité durant la première phase d’exploitation, de l’absence de garantie apportée toujours en termes de mobilité durant les 20 à 30 années d’exploitation. Comme aussi de la sauvegarde des sites de grand intérêt patrimonial, de la qualité de vie des habitants, de la discordance importante sur la quantité de tonnes de roche extraite, des nuisances sonores en bord de fleuve, de l’aspect lacunaire de l’étude vibratoire, de la pertinence des arguments économiques et sociaux, de l’impact touristique et paysager, … 

Il appartenait aux Fonctionnaires régionaux technique et délégué, autorités compétentes de statuer sur la demande de permis et de tenir compte de cet avis. 

Malheureusement, la décision n’a pas été celle attendue et espérée par le Collège communal et les nombreux riverains opposés à ce projet. 

Pour rappel, 529 courriers de réclamation ont été introduits. 

Chers Collègues,

Nous avons lu avec attention et parfois avec perplexité les 124 pages du permis unique. 

Les Fonctionnaires régionaux portent leur avis sur plusieurs considérants que je me permets de vous énoncer, du moins les plus étonnants comme : 

En termes d’impact paysager

-          Si la Citadelle est classée, tous les paysages vus depuis la Citadelle ne le sont pas. Le projet ne modifie pas le cadre paysager dans lequel s’inscrit la Citadelle

-          Les falaises de pierres font partie du paysage mosan, la réalisation de l’extraction et par conséquence de nouvelles falaises ne paraît pas incongru dans le paysage

En termes d’aménagement du territoire

-          Dans le cadre du Schéma de Structure Communal, il était proposé en mesure d’aménagement de revoir le plan de secteur. Cette proposition de modification du plan de secteur reprise au SSC n’a pas été réalisée à ce jour 

En termes de biodiversité et de protection de la nature

-          Il est à tout le moins paradoxal de se faire le chantre de la grande qualité biologique et paysagère du site, grande qualité consécutive à l’extraction antérieure et de s’opposer pour ces raisons à l’extraction projetée

-          Les plaintes en matière d’environnement concernent particulièrement les risques d’atteinte à la biodiversité, à une zone redevenue naturelle, à diverses espèces apparues ou présentes sur le site, à des dégradations irrémédiables en fin d’exploitation, il convient toutefois de relativiser cette vision du projet, vu que la carrière de Bossimé était en fonction jusque la première moitié des années ’80 et que cette situation n’a pas empêché la nature de reprendre ses droits à l’arrêt de la carrière. Il peut donc raisonnablement être présumé que la nature reprendra ses droits lors de l’arrêt de l’exploitation dans une trentaine d’année

-          Le DNF se montre par ailleurs favorable au projet, estimant qu’au terme de l’exploitation fixé à 30 ans, une bonne partie du site présentera un intérêt biologique important 

Au sujet des brouillards

-          Il convient de remarquer que depuis plusieurs années, les épisodes des brouillards intenses sur le viaduc sont de plus en plus rares, voire inexistants et que si comme d’aucuns le pensent, les exploitations des carrières sont à l’origine de ces brouillards intenses, il y a lieu de conclure que les efforts consentis par les carriers en matière de réduction des émissions de poussière ont portés leurs fruits 

Au sujet de l’impact touristico-économique

-          L’exploitation d’une carrière, telle qu’elle se pratique de nos jours, n’est pas de nature à faire fuir l’investisseur, le commerçant ou le touriste, que nombre de carrières se situent à proximité de villes où le commerce et le tourisme sont florissants, telles qu’Andenne, Dinant ou Bastogne 

J’en reste là. 

Notre action, mon action étant principalement en termes de la sauvegarde de la biodiversité, permettez-moi aussi d’être étonné du peu de considération à ce sujet dans les conditions particulières d’exploitation. En effet, si 7 pages concernent la gestion des déchets, seulement 7 lignes concernent les conditions relatives à la faune et à la flore. C’est vraiment désolant. 

Chers Collègues,

Nous disposions de 20 jours pour introduire un recours auprès du Gouvernement wallon conformément à la législation en vigueur. 

Le Collège communal réuni ce jour a décidé d’introduire ce recours. 

Celui-ci porte sur des éléments de droits et des éléments factuels. 

Nous estimons en effet qu’il s’agit pour la Ville, au travers de ce recours, de défendre sa position, entérinée maintenant depuis de nombreuses années, de s’opposer à la remise en activité de ces carrières au vu du caractère exceptionnel de ce site sur les plans biologique, paysager, environnemental et patrimonial. 

Notre Conseil communal à l’unanimité en sa séance du 08 septembre 2004 a décidé de solliciter de la Wallonie la révision partielle du plan de secteur de Namur en modifiant en zone naturelle la zone d’extraction concernée et que cette démarche unanime de notre Conseil reste encore à ce jour sans aucune réponse de la part de l’autorité régionale. 

On ne peut donc nous le reprocher. 

Plus récemment notre Schéma de Structure Communal, entré en vigueur le 24 septembre 2012, confirme le statut particulier qu’entend donner la Ville au site. Celui-ci confirme que :

  • les anciennes carrières, et en particulier les carrières de Lives et de Bossimé, constituent des milieux de grand intérêt biologique ;
  • leur intérêt réside notamment dans la présence d’habitats d’intérêt communautaire, dont certains sont prioritaires au sens de la directive 92/43/CEE. Ils abritent également de nombreuses espèces protégées, menacées ou intéressantes, tant animales (avifaune, herpétofaune, entomofaune) que végétales ;
  • la protection de la faune et de la flore constitue dès lors un point particulièrement sensible au sein de ces sites et une remise en activité des carrières engendrera des perturbations écologiques importantes ; 

Le Schéma de Structure relaye dès lors la proposition de la Ville de solliciter la révision partielle du plan de secteur modifiant en zone naturelle la zone d’extraction des carrières de Lives et Bossimé.  

En tout état de cause, je ne souhaite pas, le Collège ne souhaite pas, laisser lettre morte notre proposition de modification du plan de secteur et nous entamerons donc toutes les démarches nécessaires afin de la concrétiser. 

Pour ce faire une proposition en ce sens sera prochainement faite au Conseil communal dans le respect des procédures mises en place par le CODT (Code du Développement Territorial) dont l’entrée en vigueur est fixée au 01 juin 2017. Cela va dans le même sens du code qui prévoit qu’une zone d’extraction, au terme de l’exploitation, devient une autre zone non destinée à l’urbanisation. 

Certes, cette disposition n’est nullement applicable au cas d’espèce mais exprime fortement la volonté du législateur wallon de conférer une autre affectation aux zones d’extraction après exploitation, ce qui est déjà le cas en l’espèce dans la mesure où le site a, au fil du temps, développé des caractéristiques et atouts majeurs justifiant son inscription en zone naturelle, soit après la première exploitation historique des carrières qui s’est terminée il y a pratiquement 30 ans. 

Je vous remercie pour votre attention. 

 

Point 6 - Conseil communal du 22 mars 2017 - Communes Zéro déchet – appel à candidature 

Mesdames,

Messieurs,

Chers Collègues,  

Namur, Capitale du Réemploi, récemment récompensée par le Prix Belge de l’Economie Circulaire est active et impliquée depuis plus de 10 ans dans la réduction et la valorisation des déchets. 

Encouragée par des associations et des quartiers actifs dans le domaine, la Ville de Namur ne peut que se porter candidate à l'appel à projet "Commune zéro déchet" lancé en février dernier par le Ministre Régional de l'Environnement. 

L’enjeu de cette candidature est de pouvoir bénéficier de deux années de coaching par l'asbl Espace Environnement. 

Ce projet "Commune zéro déchet", vise à sélectionner 10 communes motivées, déjà̀ actives dans la thématique, et prêtes à mettre en place progressivement, dès le printemps 2017, une véritable dynamique « Zéro Déchet » sur leur territoire via : 

       une formation des élus et techniciens ;

       la coproduction d’un diagnostic de territoire ;

       une assistance à l’élaboration d’un plan d’actions sur mesure (en ce compris un plan d’actions interne exemplaire) ;

        une coordination des activités de terrain et accompagnement des acteurs engagés ;

        un plan de communication.  

En effet, si de nombreuses actions de sensibilisation, de communication à l'attention des citoyens ont été menées par la Ville de Namur, celle-ci se doit de renouveler et d’accentuer les actions entreprises en misant sur les talent et les forces vives namuroises, en ce compris les services communaux. 

A travers ce dossier de candidature nous nous engageons :

·         à mettre en place une dynamique « Zéro Déchet » sur le territoire communal, en s’appuyant sur l’accompagnement méthodologique et technique mis à disposition par la Wallonie ;

·         et à mettre à disposition du personnel communal pour la gestion, le suivi et la mise en œuvre du projet sur le territoire communal (il s’agira d’au minimum 1/5 équivalent temps plein). Cette personne devra impérativement participer aux rencontres avec les autres communes lauréates : formations, visites, réunions de réseau, groupes de travail thématiques...  

L’accompagnement visera aussi à assurer la pérennité́ de la dynamique au-delà̀ de la durée de celui-ci. 

Je tiens à souligner que si le défi du projet "Commune zéro déchet" est la réduction des déchets, l'impact devrait nécessairement être ressenti positivement au niveau de la propreté publique. 

Je pense m’être longuement exprimé à ce sujet à l’occasion de l’interpellation de Monsieur Paul Mathieu lors de notre séance de janvier. 

La réduction de nos déchets et la propreté publique sont deux thématiques prioritaires et soutenues par le Collège communal au travers de sa déclaration de Politique communale. 

Chers Collègues, 

Si vous me demandez qu’elle serait notre attitude si d’occasion notre candidature n’était pas retenue, ce serait dommage effectivement, vu les nombreuses initiatives que nous avons pris dans ce domaine. 

Comme par exemple, et de manière non exhaustive, la collecte sélective des déchets organiques, la promotion et le soutien au développement du compostage à domicile par la mise à disposition de compostière, la formation et l’initiation au compostage et au lombricompostage, la         mise en place de la collecte des encombrants à domicile, l’implantation de magasins de seconde main destinés à la vente des objets issus de la collecte des encombrants, l’organisation d’ateliers récup’, l’organisation de dimanches de l’éco-consommation, l’organisation de séances de coachings récup’, des animations didactiques au sujet du réemploi, l’organisation du Salon RECUPère, la mise en place de Repairs café, la valorisation des livres et ouvrages collectés dans le cadre des collectes, la mise en place d’une prime à l’utilisation de langes lavables, la mise à disposition gratuite de gobelets réutilisables, la diffusion de sacs réutilisables, etc., etc. …

 Notre engagement pour diminuer la quantité de déchets restera, je peux vous l’assurer intact. 

Notre démarche ne serait donc pas différente de la nôtre actuellement cependant je proposerais de l’accentuer au sein de notre administration par la désignation d’un éco-team en vue de mener des actions de prévention des déchets au sein des différents départements et services.  

Je peux déjà vous citer quelques exemples comme une adaptation des cahiers des charges, l’organisation de formation et de sensibilisation du personnel, une plus grande incitation à l’utilisation de matériaux recyclables. 

Quant aux événements organisés sur notre territoire, est-il encore acceptable de récolter lors de nos fêtes de septembre  près de 100 tonnes de déchets ?

Une réflexion collégiale doit également être portée à ce sujet. 

Comme je l’ai exprimé à l’entame de mon intervention, nous sommes aussi encouragés par plusieurs associations, par des quartiers, par des individus désireux d’avoir cette démarche environnementaliste et de s’associer avec nous. 

Nous pourrions nous inspirer de la démarche conduite par la Ville de Roubaix qui coache chaque année, depuis 3 ans, une centaine de familles en vue de diminuer drastiquement leurs déchets. Chaque famille en moyenne a ainsi diminué de 47% la production de leurs déchets.  

A noter toutefois, que les quantités de déchets produites par cette ville sont très importantes. En effet avec 306 kg de déchets domestiques produits par an et par habitant, dont 243 kg de déchets non recyclés, la municipalité du Nord partait de loin. 

Cette expérience pourrait être conduite à Namur avec un panel de citoyens désireux de s’inscrire dans cette démarche.

Tous ne deviendront pas des Béa Johnson mais pourront s’en inspirer. 

Chers Collègues,

Il faut aussi porter plus loin notre réflexion en matière de réduction de déchets au regard de la production de ceux-ci.  

Bien loin donc des chiffres roubaisiens, nous avons produit à Namur 137,13 Kg d’ordures ménagères brutes par habitant en 2015 chiffre inférieur à la moyenne régionale qui était de 144,47 Kg/hab. 

Sachez et c’est rassurant, que nos poubelles, en dehors des collectes sélectives, ont perdus 93 Kg en 15 ans. 

Nos poubelles namuroises ont toutefois pris 100 grammes supplémentaires en 2016 (137,23 Kg/hab), augmentation peu significative mais le signe d’une stagnation malgré nos efforts de sensibilisation et d’information et ceux des citoyens. 

Les quantités produites en OMB – ordures ménagères brutes - sont certes contenues mais ne diminuent plus depuis 3 ans. 

En 2016, les flux émanant du recyclage évoluent diversement :

  • Les quantités de déchets organiques augmentent légèrement et représentantes 11,30 Kg/ha (11,03 en 2015).
  • La récolte de papier-carton est de 53,72 Kg/hab (54,57 en 2015) en diminution constante depuis de nombreuses années, signe d’une diminution de la consommation.
  • Les PMC évoluent légèrement avec 18,04 Kg/hab (17,15 en 2015).
  • Le verre récolté dans les bulles augmente également légèrement avec 29,78 Kg/ha (29,42 en 2015)

 Force est de constater que la collecte en porte à porte au volume, autrement dit avec des sacs, n’incite pas, n’incite plus, à réduire nos poubelles. 

Il faut peut-être envisager d’autres options, comme par exemple l’utilisation des conteneurs à puce en périphérie. 

Sur base des chiffres des différentes communes de la Province qui ont opté pour cette solution les résultats semblent probants et m’incitent à porter cette réflexion avec notre opérateur, le Bureau Economique. 

Quel que soit le résultat de notre candidature, nous aurons encore l’occasion d’aborder cette problématique. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement.

 

Réponse à la question de M Fabian Martin (PS) concernant la politique de l’eau au niveau local - Conseil communal du 23 mars 2017 

Comme vous le rappelez, Monsieur le Conseiller, la politique de l’eau au niveau local est partagée par plusieurs intervenants. 

Au niveau de l’adduction de l’eau par la Société Wallonne de l’Eau, au niveau de l’épuration, la Ville de Namur a, depuis de nombreuses années confié sa gestion à l’Intercommunale de Service Publique – INASEP. 

La gestion des cours d’eau est également partagée par plusieurs interlocuteurs, les cours d’eau navigables et non navigable de première catégorie sont gérés par la Wallonie, les cours d’eau non navigable de deuxième catégorie par la Province, ceux de troisième catégorie par la commune et les non classés par les riverains. 

La question de l’eau est complexe et au regard des dégradations du milieu du fait de certaines activités humaines, la gestion des milieux naturels que sont les cours d’eau est passée progressivement d’une gestion « utilitaire » aux objectifs essentiellement économiques (protection des biens et des personnes vis-à-vis des inondations et de l’érosion des berges, industries liées à la proximité d’un cours d’eau, etc.) à une gestion intégrée aux objectifs multiples et interdépendants.


De nouveaux enjeux entrent aujourd'hui en ligne de compte avec des objectifs écologiques comme la réservation ou restauration d’habitats menacés ou représentatifs de la biodiversité, le maintien du bon état écologique des cours d’eau, la libre circulation du poisson ou encore des objectifs socio-culturels et récréatifs comme la pêche, la navigation de plaisance, le tourisme... 

Il faut ici relever la volonté de la Province de Namur de reprendre à sa charge la mission de gestion des cours d’eau de troisième catégorie. Cette proposition faite au forum provincial des communes lors de sa réunion de février est indéniablement un pas en avant dans une volonté de gestion intégrée de nos cours d’eau.


En matière d’eau, lors de mon entrée en fonction, j’avais été interpellé par les responsables du Château de Namur qui souhaitaient labelliser le Château en matière de développement durable (Clef verte – Green Key) et un des critères était l’utilisation de l’eau pour l’arrosage des jardins. A mon grand étonnement, j’ai constaté que pour ce faire nous utilisions de l’eau de distribution. 

J’ai demandé au service Nature et Espaces verts de revoir sa politique à ce sujet et en étroite collaboration avec  le Service Citadelle, des citernes ont été « redécouvertes » et peuvent désormais être utilisées pour les arrosages des parterres durant la saison estivale. 

Cette politique sera accentuée, puisqu’en collaboration avec le Département des Bâtiments, le Département du Cadre de Vie développe des actions pour utiliser de l’eau de pluie pour ses arrosages y compris au niveau des serres de la Ville. 

En 2018, il est également prévu d’étudier un projet de récupération de l’eau de pluie des toitures du service propreté publique pour utiliser cette eau dans le cadre des missions d’entretien du service pour le lavage des espaces publics notamment. 

Cela confirme notre politique en la matière puisque, si vous ne l’ignorez pas, la Ville de Namur octroie des primes à citernes à eau d’un montant de 125€. Pour votre gouverne, 33 primes ont été octroyées pour les 3 dernières années. Et le Collège de ce matin, en a octroyé 7. 

Outre ces primes, la Ville de Namur met à disposition, dans une convention de location-vente, des fûts à eau pour les jardins. 87 futs ont été acquis par des namurois ces trois dernières années. 

Comme vous l’évoquez également Monsieur le Conseiller, les Journées wallonnes de l’Eau sont pour nous l’occasion de sensibiliser nos concitoyens et les plus jeunes d’entre eux. 

Au cours de ces 2 dernières années 22 écoles Namuroises tous réseaux confondus se sont inscrites aux activités proposées dans le cadre des Journées Wallonne de l’Eau. 

Cette année, puisque les activités sont prévues jusqu’à la fin du mois, 11 écoles participerons avec 462 élèves inscrits. 

Soit 2.033 enfants sensibilisés à la thématique de l’eau au travers de 86 animations organisées en parfaite collaboration avec le Contrat de Rivière Haute Meuse. 

Les animations proposées sont diverses et essentiellement pédagogiques et ludiques. Elles se font pour la plupart par groupe d’une vingtaine d’élèves sur le terrain parfois aussi en classe et s’étalent sur une durée d’1h30 à 2 heures. 

On peut aussi y ajouter le projet « aquarium en classe » depuis fin janvier à l’Ecole Sainte-Marguerite de Bouge et qui se clôturera tout prochainement par la remise à l’eau de petits alevins de saumons dans la Gelbressée. 

Sachez par ailleurs que des animations pédagogiques de terrain seront par ailleurs menées lors des 3 semaines du chômage de la Meuse en septembre/octobre de cette année par la Cellule de coordination du Contrat de Rivière Haute Meuse et ses partenaires mais aussi par la Ville de Namur en collaboration avec l’asbl Empreintes. 

De nombreuses occasions de prendre conscience de la valeur de l’eau. 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement

 

42.4 Réponse à la question de M Antoine PIRET (PS) – création d’un permis de végétaliser pour embellir les rues de Namur - Conseil communal du 26 janvier 2017. 

Monsieur le Conseiller Communal, 

Je vous remercie sincèrement de votre proposition tellement originale que nous la pratiquons depuis bientôt 14 ans. 

Je reconnais toutefois que notre appellation est moins attrayante que « permis de végétaliser » puisque nous l’intitulons « convention de gestion participative de coins nature ou fleuris intégré à l’espace urbain ».  

Le principe à Namur est que la Ville s’engage à, soit mettre à disposition le matériel de fleurissement, à savoir les jardinières ou vasques, le terreau et les plantes. Ces dernières sont remplacées deux fois par an, au printemps et à l’automne. Ou soit, mettre à disposition un espace communal pour l’aménagement de parterres, de petits espaces verts, jardins ou espaces fleuris. Les plantes étant principalement fournies par la Ville. 

Le partenaire s’engage à participer à la plantation en collaboration avec les services communaux. Il assume seul les menus entretiens : arrosage, opération de désherbage … et avertit de tout problème ou dégradation pouvant survenir.

A ce jour, des conventions ont été établies avec 44 groupements de citoyens et des associations, 35 sont en cours actuellement, pour un total de plus de 320 vasques, jardinières ou bacs potagers pour les Incroyables Comestibles par exemple. 

Nous avons également développé avec diverses associations ou comités de quartier plusieurs potagers collectifs sur divers terrains appartenant soit à la Ville de Namur soit à notre Régie foncière ou encore au CPAS. 

9 espaces sont ainsi dévolus au développement durable, à la rencontre et au développement des liens sociaux et des actions communautaires entre habitants d’un même quartier.

Je reconnais toutefois que ces collaborations entre les namurois et la Ville pour plus de végétalisation ne sont pas assez connues. Votre question a au moins le mérite de mettre en lumière nos dispositifs. Nous avons dès lors mis une information sur notre site internet www.nature-namur.be  

En ce qui concerne le concept parisien il n’est pas tellement différent du nôtre mais il consiste essentiellement en une autorisation d’occupation temporaire du domaine public et la mise à disposition éventuelle d’un kit de plantation composé de terre végétale ainsi que des graines. Ils éditent également une liste de plantes recommandées pouvant être plantées aux frais du demandeur. 

Pour votre parfaite information et comme vous évoquez, Mr le Conseiller, l’envie des namurois de développer et renforcer la place de la nature dans la ville, je vous rappelle également d’autres initiatives antérieures ou actuelles, telles que la mise à disposition de 1500 plantes grimpantes, l’invitation et l’aide à la création d’une cinquantaine de prés fleuris ou la collaboration avec GAU pour fleurir, avec près de 3000 plantes, les façades en centre-ville. Et ce en outre de nos fleurissements annuels. 

Pour ma part et en phase avec la thématique de l’année touristique de la Wallonie gourmande, il m’a semblé opportun de faire un clin d’œil à nos deux brasseries namuroises, l’Echasse et la Brasserie du Clocher, par la distribution cette année de plants d’houblon. 

Ce projet doit toutefois être finalisé dans les semaines qui viennent pour déterminer le nombre et les variétés distribuées. Je ne manquerai donc pas de revenir à ce sujet au Conseil ou en Commission de l’Environnement.  

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

42.2 Réponse à la question de M Paul MATHIEU (CDH) Namur Ville propre

Conseil communal du 26 janvier 2017. 

Monsieur le Conseiller Communal, 

Je vous remercie de l’occasion que vous me donnez de défendre une thématique qui me tient particulièrement à cœur ainsi qu’aux namurois … la propreté publique ! 

Avant même mon entrée en fonction, je savais que la propreté publique serait au centre de mes préoccupations politiques.

J’ai commencé mon mandat et fait mon baptême du feu en septembre dernier dans le cadre des Fêtes de Wallonie durant lesquelles j’ai pu constater l’ampleur de la tâche qui attendait les membres du personnel du Service Propreté publique ainsi que l’efficacité et l’énergie qu’ils y ont consacré ! 

Je peux de la même manière vous assurer que s’il est bien une matière qu’il est difficile de juger c’est l’état de propreté ou de malpropreté d’un endroit et en l’occurrence d’une Ville. 

A ce jour, il n’existe pas indicateur objectif à la disposition des gestionnaires de la propreté.

Un lieu peut être propre un instant, sali l’instant d’après pour être nettoyé par la suite par le personnel communal.  

Au nom de ceux-ci mais également de nos concitoyens qui tentent au jour le jour d’améliorer notre cadre de vie, je m’oppose fermement à cette analyse : il n’est pas correct de dire qu’à Namur la crasse est toujours présente et que certaines rues, certains parcs, certains chemins et autres sont des poubelles à ciel ouvert ! 

Ce n’est que la photographie d’un instant ! 

Il est par contre juste de dire que certaines zones sont plus difficiles à gérer, elles sont localisées, bien connues et le service Propreté publique y est très attentif. Il est également juste de dire que ce service est à l’écoute des citoyens et que les délais d’intervention se veulent les plus courts possibles pour autant qu’une situation problématique lui soit signalée. 

Mais tout n’est pas non plus du ressort communal ! 

Comme vous le savez sans doute, la Ville est avant tout un espace partagé. Partagé par différents propriétaires : publics – privés et par différents utilisateurs : citoyens, institutions, entreprises, commerçants… Il est donc particulièrement injuste et naïf d’attribuer aux autorités communales l’entière responsabilité de l’état de propreté ou de malpropreté de leur territoire.

Comme proposé dans votre intervention, je profite de l’occasion pour rappeler que la propreté publique à Namur c’est notamment l’affaire de 70 personnes : des agents Ville, des articles 60, du personnel mis à la disposition par GAU qui, de 5h00 du matin à 20h00 le soir, par tous les temps œuvrent pour une ville plus propre !  

Au niveau des investissements, ils sont bien évidemment constants en matière de matériel, de véhicules, d’équipement et autres.

A l’ordinaire, en 2017, c’est un budget de plus de 380.000€ qui est consacré à la propreté publique sans compter les 7.800.000€ des conventions avec le BEP et la Ressourcerie Namuroise pour la gestion des déchets.   A l’extraordinaire, c’est un budget de plus d’1.150.0000 € qui est inscrit.  

Par ailleurs, en tant que membre du Conseil communal vous avez récemment voté pour l’implantation de 3 toilettes publiques, et dans le cadre du Plan FEDER vous n’êtes pas sans savoir qu’un projet de mise en place de conteneurs enterrés est plus qu’à l’étude.

D’autres sont également en cours de budgétisation comme celui d’enterrer plusieurs sites de bulles à verre… 

Si la propreté publique est une des missions essentielles de la Commune, il semblerait qu’elle soit, depuis quelque temps également, une réelle priorité pour le Gouvernement wallon.

Nous saluons et accueillons avec bonheur chaque appel à projet visant le maintien de la propreté publique. Pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une stratégie régionale pour se décharger sur les communes, ces appels à projets, sont de véritables aubaines pour celles-ci. Ils concernent tant des engagements, que du matériel ou un support communicationnel pour des opérations à grande échelle … 

C’est le cas pour l’opération BE WAPP que vous citez. La Ville de Namur participe bel et bien et depuis plusieurs années à ce genre d’initiative régionale ... Mais elle ne limite pas son intervention à cette action. 

 A Namur, les initiatives citoyennes visant la propreté publique existent également et sont encadrées via des conventions avec le Service propreté.

Tout au long de l’année un soutien logistique consistant en la mise à disposition de pinces à déchets, de gilets fluo, de gants, de rouleaux de sacs poubelles est assuré aux citoyens, aux associations et autres groupes volontaires. 

En 2016, pas moins de 33 conventions avec les citoyens et 6 avec les quartiers ont été signées. 

Au-delà de ces groupements que nous encadrons, toutes émulations ou initiative citoyenne à l’instar des « chasseurs de déchets » en Slovaquie, que vous évoquez, ou les « Run eco team » en France est toujours la bienvenue. Je considère que c’est la preuve d’une réelle prise de conscience des enjeux de la propreté publique par les citoyens. 

Si la Ville de Namur collabore à chaque initiative «coup de pouce» en matière de propreté émanant de la Région, de son Ministre, de toute autre instance ou de nos citoyens, il est une politique qui impacte directement celle de la propreté et qui lui est intimement liée, c’est celle de la politique régionale du « pollueur-payeur ». 

Cette politique amène une petite fraction de la population et j’insiste sur le mot PETITE à faire de leurs déchets notre préoccupation.

Comme dit précédemment, si tout n’est pas du ressort des services communaux, je n’ai pas peur de dire que 99% des situations problématiques relatives à la propreté publique sont générées par des personnes inciviques. 

A Namur, ce sont plus 2.400 poubelles présentes sur le territoire, des tournées hebdomadaires voire bi-hebdomadaires pour le centre-ville effectuées par le service propreté publique …

Il est toutefois bon de se poser la question de l’origine du déchet en rue. Selon moi, il trouve sa source dans les trois circonstances suivantes :

-          L’incident : le déchet tombant d’une poche

-          Le mauvais réflexe : le jet de mégot ou de chewing-gum en rue

-          La volonté manifeste : le dépôt sauvage          

Les deux premières circonstances sont du ressort de la sensibilisation et de l’information. Mon prédécesseur n’a pas été avare en actions et il y en aura encore cette année sous le slogan «  Un citoyen bien informé, c’est un plus pour la propreté ». Parmi ces actions, je peux notamment citer :

-          La remise aux nouveaux citoyens d’une farde reprenant des informations liées notamment à la gestion des déchets et de la Propreté publique par l’intermédiaire des guichets d’inscription de la Maison des Citoyens;

-          La présence d’un stand itinérant « propreté publique » sur les différents marchés du namurois ;

-          Des animations dans les établissements scolaires mais également vers les communautés étrangères ;

-          Une action de sensibilisation et d’information à l’attention des commerçants en collaboration avec GAU en février prochain ;

-          Des actions de sensibilisation et d’information à l’attention des étudiants et plus particulièrement des koteurs à la rentrée académique prochaine ;

-          La ré-édition et la diffusion d’une brochure d’information concernant la gestion des déchets et la propreté publique à Namur intitulée « Vivre ensemble à Namur – Mode d’emploi » ;

-          L’organisation d’une session d’information et de sensibilisation à l’attention des animateurs de mouvements de jeunesse en collaboration avec le BEP-Environnement

-          Le développement de campagnes d’information sur les sanctions administratives en collaboration avec les Services de l’Echevine Anne Barzin et le Service Communication

-          … 

En ce qui concerne la volonté manifeste et donc des dépôts sauvages, nous devons envisager dès lors la répression. En 2016, près de 1.000 procès-verbaux (992) ont été dressés par les agents constatateurs du service Propreté publique. On ne peut donc pas parler d’impunité à Namur.

Récemment, la presse vient de faire l’écho du recours d’une personne devant le tribunal correctionnel pour une amende administrative suite à un dépôt clandestin de 3 sacs poubelles.

Si la sanction administrative est confirmée l’effet sera d’autant plus dissuasif. Si elle ne l’est pas, l’opprobre, la perte de temps, les débours en frais d’avocat le seront tout autant.

Pour rappel, le cout d’achat de ces sacs n’était que de … 3 euros.

Malheureusement, le système judiciaire étant également confronté à des contraintes humaines, les incivilités environnementales et leur répression pourraient ne plus être une priorité, je ne peux que le regretter.

Toutefois, le nouveau Chef de Corps de notre zone de police m’a récemment assuré qu’il sensibiliserait l’ensemble de son personnel aux matières environnementales.

Je reconnais l’œil avisé du juriste que vous êtes, lorsque vous abordez les notions d’obligations de résultats et de moyens.

Répondant à cette mission essentielle de salubrité publique, le service Propreté publique intervient quotidiennement dans ce sens, et en cela répond sans conteste aux obligations de moyens … quant aux obligations de résultats, au vu de ce que je viens de dire, il va de soi qu’elles ne seront jamais atteignables si le citoyen n’est pas un partenaire à part entière.

A ce titre, j’invite les Namurois à avoir une réflexion sur la gestion de leurs déchets avant que ces derniers ne soient considérés comme tels : le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas. Adoptons donc des comportements d’achats raisonnés, évitons les emballages, éco-consommons, …

J’espère, Monsieur le Conseiller, vous avoir convaincu que mes services et les services touchés de près ou de loin par la propreté publique mettent tout en œuvre pour que la Ville de Namur SOIT et non devienne une commune «déchets non admis». 

Bernard Guillitte,

Echevin de l’Environnement. 

 

Réponse à la question de M Fabian Martin (PS) concernant les mesures en faveur de la réduction du gaspillage alimentaire à Namur - Conseil communal du 20 octobre 2016 

Question pertinente en effet posée ce soir par M Martin au sujet de la participation de notre commune aux "Regal Days" qui se sont tenus ce WE. 

En effet ce sont chaque WE, chaque semaine, chaque jour, que nous avons une démarche à la sensibilisation, à l'engagement, au soutien aux différentes actions en vue de répondre aux pertes et gaspillages alimentaires. 

Depuis votre intervention, toute aussi pertinente, de janvier 2013, la législation a fortement évolué concédant la mise à disposition des invendus alimentaires au sein des réseaux commerciaux. 

Les grandes enseignes, comme aussi les producteurs, sont de plus en plus participatifs avec le tissu associatif et les banques alimentaires. 

Mais que fait-on à Namur ? 

Notre action disais-je cible principalement la sensibilisation. 

Vous connaissez mon prédécesseur et je n'ai pas eu beaucoup de mal à retrouver dans mon bureau de nombreux exemples qui peuvent illustrer mon propos : boîtes à collation, boîtes à tartines, gourdes pour les petits et les grands, magnet à placer sur votre frigo avec des conseils, mais aussi des brochures "gaspillage alimentaire pas dans ma cuisine" ou encore un petit livret de conseils et de recettes à faire avec les plus petits. 

Nous avons cette année organisé 30 animations dans les écoles d'enseignement primaire avec la diffusion de cette boîte à collation. 

N'oublions pas aussi les sensibilisations à l'Eco-Consommation que nous avons régulièrement, encore ce WE avec le Marché aux variétés anciennes. 

Sachez aussi que très prochainement, lors du salon RECPère nous aurons l'occasion d'avoir un espace consacré à combattre le gaspillage alimentaire avec des démonstrations de "l'art d'accommoder les restes", des dégustations et la diffusion de fiches de cuisine. 

Voici en quelques mots et exemples les actions que nous menons continuellement.

Conseiller communal de la Ville de Namur
bernard@guillitte.be